Nouvelle Vague

YODELICE

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Des riffs de guitare entraînants, des breaks de batterie nerveux… Avec « Square Eyes », Yodelice signe un album beaucoup plus rock que les précédents. Rencontre avec Maxim Nucci, son alter ego.

 

« Square Eyes » est très différent des albums précédents, avec un côté plus vintage, beaucoup plus rock aussi. As-tu remarqué l’arrivée d’un nouveau public ? Au contraire, certains de tes fans t’ont-ils semblé déstabilisés ?

Je ne m’en rend pas forcément compte, l’album est sorti il y a peu, c’est encore tout frais. Mais je n’ai pas l’impression que Yodelice soit encore un projet très populaire, donc à chaque disque il y a des personnes qui nous découvre. Souvent, ils achètent alors les anciens disques et font connaissance avec l’univers. Et c’est génial !

Il y a aussi des chansons très joyeuses sur l’album, voire « dansantes ». C’est le cas par exemple de « Happy Crowd », avec son gimmick positif et enthousiaste. Yodelice est-il un personnage optimiste ?

Il est un peu comme moi en fait, c’est-à-dire qu’il a des hauts et des bas, comme tout le monde. Chez moi, c’est un peu les montagnes russes émotionnelles, dans la mesure ou j’aime me donner en spectacle, partager des émotions avec un public. Je pense que Yodelice est quelqu’un de foncièrement optimiste au fond de lui. J’aime le voir comme un être humain, quelqu’un qui est en quête de son identité, qui a ses forces et ses faiblesses, ses qualités et ses défauts.

Tu as choisi de faire une tournée avant la sortie du disque, dans de petites salles, c’est original !

En fait, dans un idéal un peu fou, j’aurais aimé être en tournée tout le temps et pouvoir intégrer des chansons du nouveau disque pendant la tournée. Je pense que c’est comme ça que faisaient les groupes dans les années 60/70, j’aime travailler comme ça. Venir en live avec des spectacles peut-être moins scénographiés mais plus bruts, plus puristes et tournés sur la musique, ça a été un vrai bonheur.

Il y aura donc quand même une grande tournée ?

Oui, on part pour une tournée de plus grosses salles, avec une scénographie plutôt impressionnante. Même si j’ai adoré le côté intimiste de la tournée de présentation, j’ai également hâte de pouvoir présenter le spectacle au plus grand nombre. Dans l’idéal j’aimerai faire les 2, un gros club et un petit dans la foulée dans une même ville.

Quelle est ta chanson préférée de l’album, et quelle est son histoire ?

J’aime le parcours de « Fade Away », c’est une chanson que j’avais écrite il y a 3 ans pour « Cardioid » et qui à l’époque n’avait pas de refrain. J’ai mis du temps à la construire et je suis content qu’elle ait trouvé un second souffle sur ce disque et qu’elle ait été choisie par la maison de disque comme single. Mais toutes les chansons ont une histoire particulière.

On sent aussi un côté très « graphique » dans cet album. Tu as fais tes preuves dans la musique et au cinéma… à quand la peinture ?

En effet c’est exactement le ressenti que j’ai eu quand j’ai fait cet album. En revanche, même si j’adore peindre ou dessiner, croyez-moi, si je vous offrais une toile vous la jetteriez à la poubelle. Je ne suis pas très doué. Mais je suis quelqu’un d’ultra sensible est assez rêveur, tous les métiers artistiques me touchent.

Tu a créé le personnage de Yodelice pour t’offrir une sorte de « liberté artistique ». Aujourd’hui, avec le succès, te sens-tu toujours aussi libre ?

Tout à fait. Je me sens toujours extrêmement libre avec Yodelice, c’est un vrai bonheur. Il y a eu des moments de doute, notamment durant notre longue tournée, où malgré nous, nous sommes entrés dans une certaine routine. Mais c’est passé aujourd’hui. Si un jour je sens effectivement que je ne fonctionne plus de la même manière, ça sera peut-être le moment d’arrêter.

Virginie Ratto

Le 15/11 au Palais Nikaia – Nice (06), le 16/11 à l’Espace Culturel André Malraux – Six Fours (83), 04/12 à Paloma – Nîmes (30) et le 31/01 au Moulin – Marseille (13).

www.yodelice.com

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