Nouvelle Vague
Zoom-Siska

Elle était la voix du groupe marseillais Watcha Clan, la voilà partie vers de nouveaux horizons. Volant désormais de ses propres ailes et naviguant entre trip-hop et hiphop, la talentueuse Siska sortira son premier EP le 2 mars prochain. Une occasion pour Nouvelle Vague d’en apprendre d’avantage…

 

Pour ceux qui vont découvrir ton EP, peux-tu nous en dire un peu plus sur ton style et tes influences musicales ?

Je dirais que c’est différent de ce que j’avais l’habitude de faire avec le Watcha Clan,  c’est quelque chose un peu plus dans le tempo, une sorte de trip-hop électro. Pour ma part j’appelle ça de la « E-soul ». Il y a toujours une inspiration électro comme il y avait avec le groupe mais d’une façon plus naïve, avec des textes en anglais et des belles mélodies variant entre soul et trip hop. Quelque chose d’assez épuré pour être plus précise.

Qu’est ce qui t’a poussé à te lancer dans un projet solo ?

Être la chanteuse du Watcha Clan a été un gros kiff. Mais à un moment donné je trouve que c’est bien de se confronter à soi-même,  se demander ce qu’on peut faire toute seule, et dire ce que l’on a à dire. De plus, je suis  maman depuis peu et je pense que ça se ressent dans cet EP. En effet il y a des textes plus intimes, comme l’amour (je n’avais jamais parlé d’amour) ou encore la connexion à la nature. Je voulais faire une musique qui soit plus proche de celle que j’écoute aujourd’hui. C’est moi qui fait tout, je compose et je produis avec Clem le machiniste de Watcha Clan. Tout ceci  nous prend beaucoup de temps, j’ai donc dû mettre le groupe entre parenthèses.

Comment s’est passé la collaboration avec Rashaan Amhad, avec qui tu chantes sur le titre «  Dangerous » ?

En fait, Rashaan nous l’avons rencontré il y a environ 3 ans, j’écrivais déjà mes chansons. Quand il a entendu Dangerous, il a de suite aimé ce morceau, on l’a enregistré en une après-midi. Nous sommes vraiment sur la même longueur d’onde tous les deux, et nous avons d’autres collaborations à venir. Il a aussi écrit des textes pour cet EP,  Raashan a envie de me donner ce côté un peu spontané. Aujourd’hui je sais ce que je veux.

Parles-nous du clip de ton premier extrait « Unconditional Rebel » ?

Nous avons demandé à Guillaume Panariello de nous faire un clip mais nous n’avions pas beaucoup de moyens. Quand il a écouté le son il a vraiment accroché, il nous a demandé de lui laisser carte blanche. Il nous a fallu une boîte de co-prod qui puisse participer avec énergie et envie et coup de bol,  nous l’avons trouvé à Marseille. Dans ce clip il y a cette impression d’être hors du temps, comme dans un scénario post apocalyptique. Il a dépassé les 400 000 vues sur Vimeo ! Nous n’avions jamais été confrontés à un truc comme ça. Qu‘est-ce que c’est bon !

Tous les titres de cet EP sont an anglais. Pourquoi ?

J’écoute de la soul, de l’afro beat, du rythme and blues, c’est vraiment mon univers. J’ai appris l’anglais en écoutant Bob Marley. Ça fait longtemps que je voulais chanter en anglais mais je n’osais pas. Et plusieurs personnes m’ont convaincu de le faire puisqu’un accent donne toujours un certain charme. Aujourd’hui, j’ai une autre manière d’appréhender l’anglais, puis, faire « groover » le français je trouve ça vraiment difficile.  Ce n’est pas mon atout, mais je fais ce que je sais faire.

 

Des projets pour la suite ?

Effectivement, déjà l’EP sort le 2 mars et deux dates sont prévues le 19 et 21 mars à Marseille. Apres nous partons en tournée faire la première partie d’Akua Naru en Allemagne. J’aimerais sortir mon album cet automne étant donné que j’ai déjà les chansons.  J’ai vraiment  envie de le sortir, avec tous les défauts qu’il peut y avoir, vu qu’en ce moment il a une belle énergie qui se met en place, je  ne voudrais pas perdre cette fraîcheur. Une belle dynamique se met en place autour de moi, dont j’aimerais vraiment profiter.

                                                                                                                                                                                             Matthias Fidanza

Le 19 et 21/03 a l’U.Percut – Marseille (13).

Les commentaires sont fermés.