Nouvelle Vague

SEXION D’ASSAUT

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Les 8 rappeurs de Paname sont partis à l’assaut du « Rap Game » en 2002 et, succès après succès, y siègent aujourd’hui au sommet. Du disque de diamant (« L’Apogée » en 2012) aux NRJ Music Awards (groupe et musique francophone de l’année) en passant par les Victoires de la musique (album de musique urbaine et chanson de l’année), la Sexion d’Assaut a mérité sa place au panthéon du rap français. Actuellement en tournée dans toute la France, ils passeront bientôt dans la région. Maître Gims a répondu à nos questions.

 

Maître Gims, quelle est l’ambiance dans le groupe ces temps-ci ?

Nous sommes actuellement sur une très grosse tournée de plus de soixante-dix dates et je prépare la sortie de mon album solo en parallèle, donc il y a une super bonne ambiance.

 

Justement, après l’annonce de la sortie de plusieurs projets solos courant 2013/2014, beaucoup de monde se demande si la Sexion D’Assaut va se séparer.

Le groupe ne se sépare pas, nous sommes seulement dans une phase où nous faisons des projets solos, c’était prévu comme ça. Ça a toujours été prévu comme ça. Il y a eu beaucoup de rumeurs et de mensonges, mais il n’y a vraiment aucune séparation du tout, vraiment rien.

 

Entre nous, c’est quoi la clé de la réussite ?

La clé de la réussite c’est le travail, la complicité, la confiance, la persévérance, la patience, etc. Et bien sûr il y a du talent, je travaille avec des génies, des gens vraiment talentueux.

 

Comment voit-on le monde du rap lorsqu’on est au sommet ?

Nous nous sentons plus responsable ! Nous sommes actuellement les numéros un et nous avons un certain poids sur les épaules. Nous n’avons aucun mépris vis-à-vis des autres artistes, nous avons cet esprit de compétition, mais toujours dans le respect et la bonne humeur. Mais je crois que nous nous sentons surtout responsables et nous essayons de tirer le rap vers le haut, parce que même si nous sommes numéro un nous ne sommes pas pour autant mis en avant.

 

Vous êtes arrivés sur la scène hip-hop avec un style bien à vous, on pourrait même dire que vous êtes les ambassadeurs d’un nouveau genre de rap.

En arrivant sur la scène rap nous avons ramené avec nous un « game changer ». C’est-à-dire un concept qui vient changer le cours des choses et qui v,a en quelque sorte, obliger les autres artistes à aller dans la même direction que toi après ton passage. C’est ce qui s’est passé avec la Sexion d’Assaut. Nous sommes arrivés avec des gros tubes et des refrains chantés et, derrière, beaucoup ont commencé à faire la même chose, parce que la donne avait changée. Nous avons le mérite de dire que nous avons réellement amené quelque chose de nouveau sur la scène rap.

 

Dans votre album, « L’Apogée », on retrouve beaucoup de morceaux sur des tons différents (du pop-rap commercial au rap conscient en passant par l’égotrip ou le rap hardcore façon US) . Comment vous expliquez cette diversification ?

C’est avant tout de la musique. « Commercial », c’est un terme que j’ai du mal à comprendre. À partir du moment où tu sors un son et que tu le mets en vente, même si c’est hardcore et que tu insultes tout le monde, ça devient du commerce, donc c’est commercial. Dans le monde, il n’y a que deux types de musique : la bonne et la mauvaise, que ce soit du rock, de la country, etc. et nous restons dans cette optique-là. Si c’est bien fait, demain je peux faire un son country (rire) ou électro.

 

Vous avez déjà fait pas mal de scènes dans le Sud-Est de la France, comment vous trouvez notre public ?

Votre public est réputé pour être très chaud ! Très très chaud ! C’est toujours un plaisir pour nous de venir dans le Sud.

 

Le 26 septembre vous serez au Stade de France aux côtés du groupe IAM, n’est-ce pas aussi une consécration ?

Ah si, c’est un honneur ! Et ça nous fait vraiment plaisir de faire « le Stade ». Mais nous aurions quand même préféré le faire seul. Nous aurions aimé assumer le Stade de France, nous seuls.

 

Qu’est-ce que l’on peut vous souhaiter de plus ?

De rester amis au-delà de la musique, de rester soudés, que ça marche ou que ça ne marche pas. C’est mon seul souhait.

 

Antoine Gaudin

Le 11/05 au Zénith Oméga – Toulon (83), le 12/05 à La Palestre – Le Cannet (06), le 6/07 aux Arènes de Nîmes – Nîmes (30), le 7/07 au Stade La Gardi – Trets (13) et le 14/08 au Arènes de Fréjus – Féjus (83)

www.sexiondassaut.com

 

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