Nouvelle Vague

RONE

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Erwan Castex alias Rone a sorti son nouvel album le 9 Février 2015 intitulé «Creatures» sur le label InFiné. Il nous livre un univers musical enchanté à travers des histoires oniriques aux reflets du monde de l’enfance. Cet artiste débordant de créativité et d’enthousiasme a produit cet album dans son home-studio avec des morceaux d’une beauté acoustique et aux contrastes électroniques.

 

Comment es-tu rentré dans le monde de la musique et devenu producteur/musicien ?

Je le suis devenu presque malgré moi puisque j’ai toujours été dans la musique depuis mon plus jeune âge, je le faisais par plaisir sans ambition professionnelle, il me paraissait inconcevable de pouvoir en vivre. J’ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes qui m’ont encouragé, qui se sont intéressées à mon travail et qui m’ont proposé de sortir mes disques et par la suite de jouer en public. C’est naturellement que j’ai commencé à vivre de ma musique.

 

Jouais-tu d’un instrument ou es-tu entré directement dans le domaine de la musique électronique ?

Je pianotais et je touchais à plein de petits instruments de manière autodidacte. J’ai toujours été un passionné de musique. Lorsque j’ai découvert les moyens qu’offrait la musique composée par ordinateur et plus tard les machines, je m’y suis plongé. Il n’y a pas vraiment de règles, ce qui me permet de les inventer. C’est cette liberté qui m’attire dans ce domaine. Spontanément, mes instruments sont devenus l’ordinateur, les synthétiseurs et les boîtes à rythmes.

 

Tu parles de « Creatures » comme un projet collectif, de quels types de collaborations s’agit-il ?

Il y a effectivement beaucoup d’invités sur ce disque comme Etienne Daho, François Marry, Toshinori Kondo et Bryce Dessner. J’avais une profonde envie d’aller vers les autres, de partage et d’ouverture sur ce disque. J’étais tellement content et fier de tout ce que ces personnes m’apportaient que j’avais le sentiment d’un travail collectif car tout le monde était réellement impliqué dans le projet, ce qui a rendu l’expérience très agréable.

 

Comment et à travers quels éléments es-tu inspiré pour faire vivre tes «créatures» dans ton album ?

Ça commence toujours dans un cadre très intime, isolé des collaborations pour rechercher les idées. Après plusieurs heures de travail, quelque chose jaillit et se développe, d’où le nom de l’album «Creatures» en rapport avec la création, la sensation soudaine qu’une créature prend vie pour former un morceau.

 

Tu es plus proche d’un son analogique dans de ce dernier album, quelle a été ta démarche ?

Oui, effectivement! Ce troisième album est principalement composé avec des machines, favorisant l’acoustique (voix, piano, violoncelle etc.). Il y a une volonté d’un son moins froid que celui d’un ordinateur pour y ajouter de l’humanité: des erreurs, des accidents, le hasard, d’éventuelles fausses notes.

 

Comment t’inspires-tu pour créer et composer tes morceaux ?

L’inspiration vient! L’important, ce n’est pas l’inspiration, c’est l’expiration. Je n’ai jamais le problème de la page blanche, il y a toujours des choses à raconter. La réelle difficulté est d’arriver à l’exprimer.

 

Il y a beaucoup de travail au niveau des visuels de tes vidéos clips. Comment sont-ils conceptualisés ?

En général, il y a déjà un lien affectif avec un réalisateur qui m’explique son univers et son projet. Je laisse une grande part de liberté à son expression, évitant d’imposer mes idées pour pouvoir être surpris par l’autre. Je respecte la créativité venant de l’extérieur, c’est aussi une manière de ne pas tout contrôler.

 

As-tu d’autres projets artistiques ?

Pendant longtemps, je me sentais plus artiste que musicien. J’ai toujours eu beaucoup d’intérêt pour le cinéma et la danse. Je souhaite par conséquent aller plus loin, expérimenter et m’ouvrir à d’autres domaines artistiques. Plus concrètement, j’ai des projets dans le milieu du cinéma; je reçois de plus en plus de scénarios pour des propositions de musique de films.

Aurélie Kula

Le 26/03 à La Paloma – Nîmes (30)

www.rone-music.com

Photographie Erwan Manchec pour Beware Magazine  http://bewaremag.com

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