Nouvelle Vague

ROBERT GLASPER

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C’est un géant plein d’humour et qui possède le don d’électriser les salles et lors du festival de jazz de Monte-Carlo c’est en guest star de Marcus Miller qu’il s’est produit, faisant souffler sur la salle Garnier un vent de fantaisie, provoquant le rire du public. Mais Robert Glasper possède un autre don : le piano !

 

L’histoire de ce géant sympathique commence au Texas où très tôt, il subit l’influence musicale à sa mère, chanteuse de jazz et de blues. Grâce a elle, il fréquente très tôt les salles de concerts et l’église. Robert apprend la musique et à tout juste douze ans, il accompagne sa mère au piano à l’église mais aussi dans les clubs de jazz de Houston au Texas. Ce talent qui ne demande qu’à éclater au grand jour, s’épanouira à l’ Elkins High School à Houston. Robert Glasper qui mine de rien à déjà une carrière de pianiste derrière lui, décroche le prestigieux diplôme de la High School for the Performing and Visual Arts et de la New School for Jazz and Contemporary Music à New York.

Des rencontres déterminantes à l’aube d’une carrière internationale

A New-York, il fait une rencontre qui va booster sa future carrière : Bilal, avec lequel il entame une collaboration qui va lui ouvrir bien des portes. En effet. Robert va travailler avec des artistes venant du jazz comme du hip-hop et du r&b tels que Bilal et Mos Def en tant que directeur musical, Q-Tip (The Renaissance), Kanye West, Meshell Ndegeocello (J Dilla, Erykah Badu, Jay-Z, Talib Kweli, Common, Slum Village et Maxwell, avec qui il a joué pour le Black summers’night tour. Après avoir opéré en tant que sideman au côté de Russell Malone, Mark Whitfield, Christian McBride, Terence Blanchard et Roy Hargrove le premier album de Glasper, « Mood », sort chez Fresh Sound New Talent en 2004. Il contient six compositions originales et trois standards (« Blue Skies », « Alone Together » et le morceau “Maiden Voyage” du pianiste Herbie Hancock). En 2005, il signe son premier album chez Blue Note Records intitulé « Canvas ». Cet album, riche de nouvelles sonorités, comprend neuf compositions originales et une reprise du morceau « Riot » d’Herbie Hancock. Le chanteur Bilal et le saxophoniste Mark Turner participent à quelques morceaux de l’album. Deux ans plus tard il sort « In My Element », un album teinté de hip-hop, qui met en avant son trio et ses expérimentations rythmiques pleines de surprises. En 2006, il sort « Double-Booked », hommage au grand producteur de hip-hop J Dilla, nommé « J Dillalude », apparaît dans l’album. Il s’agit d’un medley de quelques-unes de ses très nombreuses productions. Avec un morceau de Herbie Hancock se trouve de nouveau dans son répertoire, il s’agit “Maiden Voyage” où l’arrangement mêle le morceau « Everything In Its Right Place » du groupe Radiohead.

Un artiste au talent aux multiples facettes

Mais Robert Glasper ne s’arrête pas là et en 2009 sort « Double Booked », un titre divisé en deux parties, une en trio et l’autre avec le Robert Glasper Experiment, groupe au sein duquel Glasper s’adonne à une musique plus « urbaine » et électrique. Si jusque là, ses albums étaient étiquetés « jazz », l’artiste texan décide que le moment est venu d’ouvrir son éventail de possibilités et compose son opus « Black Radio », bientôt suivi de « Black Radio 2 ». Un album qu’il présente comme « une maison aux nombreuses pièces ». Et dans « ces pièces » on retrouve des noms du r&b, jazz et qui provoque un véritable ras-de-marée médiatique, mais qui ne laisse entrevoir qu’une parcelle de l’immense talent, de cet immense pianiste !

 

Léa Raso

Le 23/03 à Paloma – Nimes (30) et le 24/03 à la Salle Grappelli – Nice (06).

www.robertglasper.com

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