Nouvelle Vague

RENAN LUCE

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Renan Luce est l’un des artistes phares de la scène musicale française. Auteur-compositeur-interprète ses talents charment les Français depuis la sortie de son premier album « Repenti ». L’arrivée de son dernier album « D’une tonne à un tout petit poids » est le résultat d’un travail de longue date, inspiré par sa vie personnelle et ses voyages. Impatient de retrouver son public, il nous a reçus avant le début de sa tournée.

 

Votre album sort dans quelques jours quelles sont vos attentes ?

Mes attentes sont déjà remplies. Je souhaite que lorsque les gens écouteront mon dernier album, ils aient un portrait de ma personne une vision réaliste de ce que je suis, de ce que j’aime. Toutes les émotions qui m’ont traversé depuis ces trois dernières années. J’espère que le public comprendra qui je suis, cet album est un échange. J’attends avec impatience de faire une jolie tournée.

 

Pourquoi avoir choisi « D’une tonne à un tout petit poids » pour titrer votre album ?

C’est un titre tiré de la musique « Les Secrets chuchotés » qui se trouve à la fin de l’album, qui parle de la confidence. C’est comme un fardeau que l’on partage pour se sentir plus léger. Pour moi, l’album est une confidence, ce titre est donc une bonne métaphore pour l’illustrer. En deux, trois ans, j’ai passé du temps à rêver de cet album. Je voulais mettre toutes les émotions, mes sentiments, les rencontres et les moments de ma vie. C’était un regroupement de beaucoup de choses que j’avais envie de mettre sur un seul disque. Mettre tout cela dans une petite pochette en plastique c’est assez étrange en fin de compte.

 

Votre album est très humain, rationnel, c’est ce qui caractérise Renan Luce ?

Oui, il est tourné vers les gens. Quand j’écris, je me mets à la place de l’auditeur, j’essaie d’être au plus près de mes émotions, de ce que je veux faire ressentir en fin de compte. Que ce soit à travers une histoire ou quelque chose de plus abstrait. Il n’y a pas que des histoires terre à terre dans ce disque. Il y a aussi un peu plus de choses introspectives, c’est un mélange des deux. Effectivement, j’aime aussi laisser place à l’imaginaire, à l’inattendu, c’est quelque chose que j’aime bien. J’essaie de trouver des situations inattendues. Moi-même je me surprends parfois. C’est un peu de la rêverie.

 

A l’écoute de votre album, on découvre une vraie continuité par rapport au précèdent pourquoi cela ?

Je ne veux pas tout mettre de côté et faire différemment, j’ai toujours cette manière de travailler. Il me suffit d’un carnet et d’une guitare. Après la tonalité reste la même c’est vrai, c’est ce que j’aime. J’essaie de me surprendre encore, de travailler le plus possible. C’est un album mélodique, plus large, certainement plus pop aussi.

 

Vous avez travaillé avec Peter Von Poehl, comment raconteriez-vous cette rencontre ?

Le plus simplement du monde. J’ai appris qu’il passait ces vacances d’été à côté de ma maison en Bretagne, là où j’ai mon studio. Nous avons passé quelques jours ensemble, nous nous sommes mis à faire de la musique ensemble. Nous avons vu que ça fonctionnait bien tous les deux. C’était un travail très rassurant de collaborer avec Peter Von Poehl. Des belles idées sont apparues, c’est ce que nous voulions dans le fond. Sur une semaine nous avons joué les morceaux les uns après les autres avec l’impression de capter un moment particulier. C’était une belle inspiration, très instinctive et chaleureuse.

 

Vous êtes partis sur les bords du Mississippi pendant la création de votre album. Que cela vous a-t-il apporté musicalement ?

Je ne me suis pas mis à faire du blues à la suite de ce voyage (rires). Ce fut un voyage qui m’a fait du bien, histoire de changer d’air. J’étais dans une période de doutes. J’ai arrêté de me poser des questions. Quand nous voyons la musique pratiquée là-bas c’est quelque chose de très instinctif. Il n’y a pas de barrière entre l’esprit, le cœur, la musique. Quand je suis rentré, je me suis senti libre. Ma plume s’est mise à courir plus naturellement.

 

Kevin Caro

Le 09/05 au Théâtre le Rhone – Bourg Les Valence (26), le 11/06 au Festival Quand Je Pense à Fernande – Sète (34)

www.renanluce.fr

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