Nouvelle Vague
strat66

#NVmagLiveReport
Le 30/01/18 au Théâtre Lino Ventura – Nice (06)

Pour nous mettre en bouche, Dave Keyes, le pianiste de Popa nous a fait un court set, seul devant son clavier. Rock, boogie, blues et même du country gospel. Une belle voix puissante portée par un toucher de piano très percussif façon Jerry Lee Lewis parfois. Ligne de basse, main gauche, accords plaqués, main droite. Mais un indéniable sens du rythme. Après une courte pause, on le voyait revenir avec Popa Chubby et la paire rythmique. Popa a du mal à marcher, son poids explique peut-être cela, mais assis derrière sa bonne vielle Strato 66, il devient un autre homme. Le blues l’envahit et le public aussi. Du blues très imprégné de rock’n’roll, du « good fuckin heavy blues » dit-il. Un riff, un ou deux accords et hop c’est parti pour un long chorus tout au long du manche. Dès le deuxième titre, il reprend Hey Joe, magnifié en son temps par Hendrix. 20 minutes plus tard, il enchaine par Won’t Back Down, plus funky. Il ne s’arrêtera que presque deux heures et demain plus tard par un long, très long mais jouissif medley qui suivait un duo de batterie entre Mr Chubby himself et Richie Monica, le titulaire des fût et cymbales. Il entame son final par le thème du Parrain, suivit entre autres de Over The Rainbow boosté aux hormones métal puis Let’s Go des Ramones (il fait le punk tout aussi bien que le blues) pour finir, comme s’il avait donné son âme au diable du rock et du blues, par le tube des Stones, Sympathy For The devil, le public se chargeant de faire les « hou, hou » d’hyène en rut habituellement exécuté par Mick Jagger. C’est un public exsangue mais comblé, du moins ceux qui n’avaient pas fait trop d’allers-retours au stand de bière, qui rejoignaient la nuit azuréenne.

Jacques Lerognon

Dave Keyes
dave keyes

Popa Chubby
popa nb

Popa Hey Joe
popa hey joe

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