Nouvelle Vague

PHILIPPE CASETTI

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Il est des hommes, qui contre vents et marées, ne renoncent jamais à leurs rêves ! Des rêves de musique, des rêves de partage et de communauté, des rêves de bonheur. Philippe Casetti, fondateur du Monster’art  – WMC est de ces hommes. Avec une vision bien à lui du monde de la musique, il change de casquette aussi souvent qu’il le faut, musicien, programmateur, directeur, il nous accueilli dans son antre autour d’une bonne mousse. Rencontre en toute simplicité….

 

Comment t’es venu l’envie de créer le Monster’s art- WMC ?

L’idée est là depuis mon arrivée en région PACA, c’est-à- dire depuis les années 80. En 2002, après une vie professionnelle hors milieu musical, je quitte mon travail et j’ai monté mon magasin de musique WMC à Cannes. S’enchaîne alors mon premier festival avec André Cecarelli, il y a eu un premier magasin WMC puis j’ai déménagé vers le centre de Cannes dans un local de 400 mètres carrés, ce qui m’a permis d’y organiser des cafés concerts, du théâtre etc… Et enfin, me voici ici à Fréjus. La nouvelle version est plus grande en surface totale mais plus petite en capacité d’accueil du public, avec une jauge de 198 places et l’on peut rajouter 50 places de plus en ajoutant l’extérieur. Dans les Alpes Maritimes, je n’ai pas réussi à trouver des locaux en cohérence avec mon projet, j’ai donc migré vers le Var.

 

Quel est le type de Rock que tu préfères ?

Ma première influence majeure reste Deep Purple bien sûr. J’ai une préférence pour le rock progressif des années 70, je suis amateur de métal, de tout type de métal d’ailleurs (death, hardcore etc…) mais j’aime aussi le jazz, la pop et également d’autres arts comme le théâtre, nous avons même eu une pièce qui s’est jouée ici récemment. Le Monster’s art est ouvert à tout type de musique et tout type de configuration scénique. C’est vraiment un lieu fait pour les artistes. J’aime donner la chance aux petits nouveaux de venir faire leurs premières scènes et nous les accompagnons aussi via des résidences d’artistes de quelques jours, et d’enregistrements sonores.

 

Quel regard portes-tu sur la scène locale ?

Il y a un vivier impressionnant et beaucoup de très bons groupes, il faudrait juste qu’ils se mobilisent un peu plus en terme de supports visuels (affiches/ flyers etc…). Les réseaux sociaux c’est bien certes, mais la communication visuelle sur support physique est un complément essentiel ! Tout type de musique peut trouver son public, nous avons par exemple fait une soirée techno il y a peu et nous avons fait 230/250 entrées, mais l’artiste avait blindé sa communication, donc cela fonctionne ! Il faut juste s’investir et investir un minimum !

Comment choisis-tu les groupes qui sont programmés au Monster’s art ?

En fait, je ne les choisit pas, c’est eux qui viennent à moi tout simplement. Bien sûr, je vais écouter les liens qu’ils m’envoient, mais après j’estime qu’on se doit de donner la chance à tout le monde. J’y vais au coup de cœur aussi, je ne me mets aucune barrière, et je laisse parler mon instinct de musicien.

Comment vois-tu l’industrie musicale dans le futur ?

Je pense que ce sera plus compliqué et que le support physique va se raréfier, peut-être évoluer vers un support de clé USB ou d’autres types de support qui n’existent pas encore. Quoi qu’il en soit même si je vois des artistes qui reviennent au vinyle, cela reste l’exception. Après, malheureusement, beaucoup de production ont le même son car les groupes travaillent tous sur les mêmes logiciels, avec les mêmes plugs-in tu vois et le numérique a petit à petit remplacé l’analogique. On a donc perdu l’âme et la pureté du son au détriment des avancées technologiques.

 

Comment penses-tu faire évoluer tes projets artistiques ?

Aujourd’hui, le Monsters’art tourne, avec même des concepts innovants comme les soirées Monster’s Investigation, pendant lesquelles les gens vont résoudre une enquête sur une personnalité du monde de la musique qui a été assassinée. Un tribute en mode répétition joue le jeu, et une petite mise en scène accompagne la soirée. Ce qui en fait un concept de jeu de piste plutôt sympathique. Dans un registre plus personnel, j’aimerai remonter le projet Korrigan, mais ce n’est pas simple de trouver les musiciens qui vont adhérer au projet. Tout est déjà conçu, les costumes, le conteur, les maquillages, les décors etc… Il suffit juste de trouver la bonne équipe !

Céline Dehédin

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