Nouvelle Vague

PAUL MAC MANNUS

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Du haut de son mètre 80, Paul Mac Mannus est un grand monsieur, génie du blues, du boogie et de la basse, sa voix suave n’a pas son pareil pour faire chavirer les coeurs des amoureux du genre. Rencontre autour d’un verre, avec un homme de coeur et un musicien fantastique…

 

Qui se cache derrière ce nom et qui composent Mac Mannus BBB ?

Il y a d’abord Patrick, son surnom c’est « al batteur », qui a longtemps joué à New York, puis il y a Mike à la guitare, Jean-Luc Di Costanzo aux claviers et moi à la basse et au chant.

 

Raconte-nous ton parcours et ton histoire musical ?

Au début, j’étais batteur. D’ailleurs sur notre troisième album, actuellement en cours de préparation, j’ai fait les parties de batterie pour gagner du temps. Je joue sur une batterie électronique qui rend un effet acoustique, mais ça sonne et le groove y est. J’ai commencé à jouer sur la batterie à mon père mais comme j’étais un peu fainéant, j’ai vite arrêté. Un jour, un collègue à moi à oublier une mandoline à 8 cordes chez moi, j’ai viré 4 cordes et j’ai commencé comme ça, du coup j’ai basculé vers la basse, d’abord en jouant sur une guitare avec le Mi cloué, mon père disait que si je savais jouer là-dessus, j’arriverais à jouer sur n’importe quoi. J’ai commencé par rejouer les premiers titres des Beatles. J’ai fait un peu de piano aussi, et de la guitare mais je dois connaître en tout et pour tout une dizaine d’accords. Ce qui me plait le plus c’est la composition et puis bien sur la scène !

 

Et ton histoire d’amour avec le boogie, de quand date-t-elle ?

Par hasard, après avoir vu le film « 48 heures » avec Eddy Murphy et au générique de fin la chanson « The Boys Are Back In Town », c’est un boogie que j’adore. Puis j’ai rencontré, Eric Berger, qui cherchait un bassiste dans un groupe de Chicago Blues et j’ai joué alors mes premiers boogies. Enfin, j’ai rapidement voulu passer des reprises vers les compositions, et puis je suis plus boogie que blues.

 

Comment s’est passé la composition de « Mother Road » et « Call Me Back », pourquoi si peu de temps entre ces 2 enregistrements ?

Les 2 albums ont un an et demi d’écart et tous les deux ont été enregistrés à Salernes et mixés au studio Jean Costa à Draguignan. J’ai la chance de composer très vite, je suis impatient et chaque morceau à une histoire, ou vient d’une idée de base. La composition c’est mon grand kiffe. En général j’attends 48h avant de coucher sur le papier, les idées que j’ai dans la tête.

 

Quels sont tes influences musicales ?

Mon influence majeure est Paul McCartney avec et sans les Beatles. Je suis profondément un enfant du rock, et j’ai banni la variété de mon répertoire. Après, il y a ZZ Top, James Brown… J’essaye aussi d’écouter et d’ouvrir mes oreilles à ce qui se fait autour de moi.

 

Quel regard portes-tu sur la scène musicale actuelle ?

Au risque de ne pas me faire que des amis, je trouve que c’est assez lamentable… Je parle de la variété française, je précise. Ce sont tous des gens qui ont des choses à prouver et a expliqué pourquoi ils ont fait ça et ça, alors qu’ils devraient passer du temps sur l’originalité, et la composition. De toute façon aujourd’hui en France, les producteurs sont frileux. J’aime les gens qui osent, pas ceux qui se contentent de faire des reprises.

 

N’as-tu jamais pensé à exporter ta musique à la Nouvelle Orléans ou dans les clubs de jazz new yorkais ?

Je ne suis pas quelqu’un de prétentieux et pour moi le boogie c’est un hommage au groove et à la musique noire, je ne prétends pas être l’égal de ceux qui ont inventé cette musique.

 

Tes projets pour 2015 ?

Terminer le troisième album et continuer les lives.

 

Céline Dehédin & Jean-Pascal Roblin

www.macmannusbbb.fr

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