Nouvelle Vague

JAZZ A JUAN : LENNY KRAVITZ / CHARLES PASI

charles pasi juan

#NVMagLive
Le 12/07/18 à La Pinède Gould, Juan-les-Pins (06)

C’est à Charles Pasi que revient l’honneur d’ouvrir ce 58e Jazz à Juan, et aussi de faire la première partie de la méga star, Lenny Kravitz. Soutenu par un groupe solide et uni, il réussit brillamment son passage dans la célèbre pinède azuréenne. Malgré la pression, le chanteur et harmoniciste semble très détendu, il est passé du off à la première partie de Santana en 2015, c’est presque un habitué des lieux! Il nous offre un set allègre d’un blues groovy secondé par un guitariste aux soli incisifs souvent funky. Le jeu d’harmonica de Pasi est toujours aussi magistral et sa voix, son chant, son plus mature. Quelques reprises, des titres de ses albums et en rappel un sympathique moment où les musiciens échangent ses instruments pour finir tous sur la batterie, qui frappe sur un tom, qui taquine la cymbale ride ou la charleston. Il aurait pu poursuivre un peu d’ailleurs car malgré un changement de plateau rapide, on a dû patienter jusqu’à 22h (mesures de sécurité à l’entrée obligent) pour voir arriver la vedette de la soirée. Lenny Kravitz, coiffure afro, lunettes foncées, guitare en bandoulière. Entre rock star et guitar hero. Premier accord et le public hurle sa joie de voir enfin son idole. Une foule compacte debout devant les gradins se presse contre les barrières de sécurité, le show peut commencer. Le Raise Vibration Tour, prélude au futur album de décembre, est déjà bien rodé mais Kravitz semble prendre son temps entre chaque morceau et pas seulement pour changer de guitare. Malgré tout, l’ambiance n’a pas le temps de retomber, il enchaîne les titres, les tubes. « Stop Draggin Around« , « Fly Away« , « Are You Gonna Go My Way » (immanquable), le vieux truc des Guess Who avec son riff implacable, « American Woman » (il y en avait dans le public) et bien d’autres dont le « Let Love Rule« . Si Lenny est sans conteste, le leader, son groupe est pour beaucoup dans son succés. Un formation d’une grande cohésion, claviers, basse, batterie, trompette, sax mais surtout le guitariste, Craig Ross, présent dans tous les instants, compositeur de certains des morceaux et surtout merveilleux soliste, le feeling accroché au manche de sa Telecaster, il pimente le set de ses chorus très seventies. Plus de quatre-vingt-dix minutes avant une courte pause et un, deux, trois rappels. La foule compacte commence à se déliter vers la nuit. Il est temps de rentrer.
Un beau spectacle, intense où rock et émotion se conjuguent au pluriel. On regrettera cependant que Monsieur Kravitz ait encore du mal à se détacher complètement de l’influence de Prince. Mais il y a pire maître.

Jacques Lerognon

Charles Pasi
charles sings

harmonica

Pas de photo autorisée par la production de Lenny malgré les 2500 smartphones en action
jaj58

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