Nouvelle Vague
St. Vincent
Live @ Oya Festivalen 2018 - Oslo (Norvège)

#NVmagLiveReport

Devenu l’un des festivals majeurs du Royaume de Norvège, le Øyafestivalen retrouvait cette année encore son site bucolique du Toyen Park à Oslo pour quatre jours de furia musicale.

Mercredi 08/08
Deux poids lourds de la scène rock pour cette première journée : Arctic Monkeys et Arcade Fire. Les britanniques ont délivré un set énergique, comme à leur habitude, avec comme point d’orgue leur hit survitaminé « I Bet You Look Good On The Dancefloor ». Quant aux canadiens d’Arcade Fire, ils ont tout emporté sur leur passage avec un show magique de bout en bout. Win Butler et Régine Chassagne, les deux chanteurs/leaders mènent leur bande avec une intensité tout en lyrisme échevelé. Héroïque.

Jeudi 09/08
Karin Dreijer, plus connue sous le nom de Fever Ray, est une valeurs sûre de la scène rock suédoise. Cette artiste produit une musique electro-pop tour à tour grinçante et enjôleuse. A la nuit tombée, on sentit la tension et l’impatience grandir. Kendrick Lamar est sans conteste la star que tout le monde attend. Dès que le show commence avec videos, light show et explosions, on sent que l’on va assister à un moment d’exception. Kendrick, tout de noir vêtu, campe au milieu de la scène. Full charisme, comme disent les djeuns. Le rappeur américain passe en revue ses plus grands morceaux avec les incontournables « Bitch don’t kill my vibe » et un hypnotique « Money trees ». Brillant.

Vendredi 10/08
Charlotte Gainsbourg, seule française à l’affiche, a déroulé sa pop précieuse avec la grâce et la retenue qu’on lui connaît. Epaulée par un groupe pop et funk, la douce Charlotte a séduit le public norvégien.
Sur la planète rock, Anne Clark alias St Vincent est sans aucun doute l’artiste la plus charismatique et sexy. Vetue dune mini combinaison échancrée rouge vif et de longues bottes, elle prend possession de la scène et captive l’audience sous le charme. Dominant sa guitare tel un Prince de la grande heure, elle assène riffs ravageurs et douces mélopées. Séductrice.

Samedi 11/08
Deathprod, sorte d’ovni musical, seul sur scène derrière ses machines délivre un set bruitiste alternant fureur et apaisement.
Pour clôturer son édition 2018, le Oya a choisi une légende de la musique, Patti Smith. Véritable pan de l’histoire du rock à elle toute seule, l’américaine a comblé l’auditoire. De « Dancing barefoot » à « Gloria » en passant par le séminal « Because the night », la poétesse toujours aussi consciente et revendicative a passé en revue tous ses morceaux de bravoure.

Dans la magnifique ville d’Oslo, nichée au fond d’un fjord, le Oya Festivalen réussit la prouesse d’être un grand festival en rassemblant une foule de mélomanes et des têtes d’affiche, tout en conservant la convivialité et la fraîcheur (dans tous les sens du terme) d’un événement à taille humaine. Une « île » de verdure, de plaisir musical et de bonheur simple.

Philippe Perret

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