Nouvelle Vague

ORANGE BLOSSOM

ZOOM-Orange Blossom

Imprégné de divers horizons sonores, le groupe Orange Blossom situe son style entre la musique électronique et les musiques ethniques. Trois albums sont le fruit de ces rencontres musicales. « Under The Shades Of Violets », le troisième opus, offre onze titres qui nous font voyager. Avec Orange Blossom nous parlons électro-rock, effluves orientales et projets en cours.

 

Tout d’abord, comment définiriez-vous votre musique en quelques mots?

Par plusieurs voyages inspirants. La liberté, la sincérité, la rencontre de l’autre.

En effet, vous voyagez beaucoup pour vous imprégner de toutes les beautés musicales du monde… Quel est l’endroit qui vous a le plus inspiré ?

J’ai visité une quarantaine de pays, j’ai pu voir et découvrir de belles choses. Souvent quand je voyage, la musique électronique – et la plupart des sons que j’entends à la radio – est commerciale, comme ici. Je cherche avant tout quelque chose de beaucoup plus naturel et sincère. Je ne pourrais pas choisir un unique endroit qui m’a inspiré : tous ont leur particularités, des sonorités intéressantes.

Quelles sont vos influences, les artistes qui vous font vibrer et vos inspirations quotidiennes ?

J’ai toujours aimé Pink Flyod, la musique wave et électronique. J’aime également le trio mexicain Los Panchos. Depuis tout petit, j’ai toujours aimé la musique mais l’art en général me plaît aussi. En peinture, j’adore Jerôme Bosch ou Dali. J’aime énormément le cinéma et la photo avec David Lachapelle par exemple. Dans chaque pays je m’intéresse également à l’architecture. Il y a énormément de chose à voir et découvrir, ça donne une claque. Au quotidien, j’aime le partage et la rencontre. Certaines personnes font des choix par passion et non pas pour l’argent alors, c’est sûr, ils ne passeront sûrement pas sur TF1 ou ailleurs mais ils continuent à créer de la musique et ça m’inspire.

La voix occupe une place très importante dans votre univers, comment choisir les sonorités et interprètes pour l’accompagner ?

Je m’entoure simplement de gens avec qui j’aime être. Musicalement comme amicalement. C’est réellement un échange humain. C’est comme un collectif : on va travailler ensemble, partager la musique et, si ça colle, créer de jolies choses.

Durant ces neufs ans qui séparent votre dernier album du précédent, pensez-vous avoir évolué ou bien vous inscrire dans une continuité ?

Je compose des morceaux qui me ressemblent, sans copier, sans imiter. Chaque chose a eu son temps mais c’est forcément une continuité puisque je ne crée que ce que j’aime. Je n’ai pas forcément l’impression d’avoir changer depuis le premier album en ce sens où il n’y a que de la sincérité dans chacun des titres.

Avec cette nouvelle voix enchanteresse dans le groupe (l’égyptienne Hend Ahmed), avez-vous changer votre manière de composer ?

Non. Pour composer j’écoute vraiment mon cœur : Le chant de notre nouvelle voix m’a tout de suite plu. Au contraire, le fait qu’il y ait du changement m’a donné confiance pour créer de nouvelles choses. Des choses qui restent sincères.

Quels sont vos projets d’avenir pour le groupe Orange Blossom ? Pensez-vous déjà à un prochain album ?

Je réfléchis déjà à des projets personnels. Je veux simplement continuer avec des gens qui m’inspirent et ne jamais arrêter de rencontrer des nouvelles personnes. J’aime voyager, découvrir et me rapprocher de la nature, apprendre à vivre avec. De la même manière, le voyage et la rencontre m’apprennent la tolérance : je comprends les religions, les choix de chacun, les traditions… etc.

Quel est votre meilleur souvenir de groupe jusqu’à présent ? Quel regard portez-vous sur le chemin parcouru ?

J’adore lorsque les personnes qui ne parlent pas la même langue finissent par se comprendre. Cela passera à travers des gestes, des regards, de la musique… Avec Hend Ahmed, la chanteuse, il n’y a jamais eu cette « barrière de la langue » par exemple. Parfois, nous sommes sept dans une même pièce à parler des langues différentes et, pourtant, on se marre et nous arrivons à communiquer et créer. A ce moment là j’ai la sensation que le temps n’existe pas, que nous sommes est en liberté totale parce que nous nous exprimons avec une facilité déconcertante.

Lucile Adèle

myspace.com/orangeblossommusic

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