Nouvelle Vague

Nice Jazz Festival, le 12/07/2014 à Nice (06)

TheLowBudgetMen

Les nuages s’amoncellent sur la côte mais le Nice Jazz Festival semble être protégé par de hautes pressions qui écartent les nébulosités pour ne laisser la place qu’à la seule musique!

La Nouvelle-Orléans qui avait fait escale la veille au NJF nous réserve encore une surprise avec Galactic. Un groupe qui mêle toutes les influences de la musique, le jazz certes mais aussi le funk, le rock. Gros son, trombone tonitruant, guitare cinglante et surtout la voix de Maggie Koerner, chaude et expressive. Pas totalement abouti mais plaisant.

Vers la mer, The Low Budget Men du docteur Mariotinni avait rock’n’rollé la fin d’après-midi. Mais tout le monde attendait Joshua Redman et son quartet. Et il ne nous a pas déçus. Chemise blanche, cravate parme, ténor scintillant, Redman a littéralement enchanté le public. Peu bavard, c’est avec son saxophone qu’il s’exprime. Epure et grâce, sa musique c’est le « Search for beauty » comme il le dira lui-même. Une apparente simplicité, des harmonies d’une grande subtilité, des dialogues piano-saxo, la pulsation du tandem contrebasse-batterie. Il n’hésite pas à quitter le devant de la scène pour laisser s’exprimer ses musiciens. Du jazz pur, du jazz moderne, de la musique céleste, du jazz quoi!

Ils joueront essentiellement de ses propres compositions jusqu’à un vibrant « Yesterdays » puis un final « Body And Soul », en hommage à Charlie Haden décédé la veille, émouvant jusqu’aux larmes qu’il avait (que nous avions) du mal à cacher.

Même Ed Motta et son groupe pourtant très carioca n’a pas vraiment réussit à détendre l’atmosphère. Il est vrai que cette musique nécessite sable, palmiers, cocktails avec parasol en papier pour vraiment fonctionner.

Mais après l’intense set de Joshua Redman, Aaron Goldberg, Reuben Rogers et Gregory Hutchinson qu’avions-nous besoin d’autre que du bruit des vagues sur les galets de la Promenade des Anglais!

Jacques Lerognon

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