Nouvelle Vague

NICE JAZZ FESTIVAL, le 11/07 au Théâtre de Verdure et Place Masséna – Nice (06)

roberto

Jour 5 Coté Théâtre de Verdure

C’est la jeune barcelonaise (20 ans) chanteuse et trompettiste Andrea Motis qui débute cette fin d’après-midi. Un joli minois mais surtout une jolie voix, pas puissante mais idéale pour ce jazz classique fait de reprises à tendance bossa. Et quand elle embouche sa trompette ce n’est pas juste pour faire de la figuration. Un concert que l’on apprécierait encore plus dans l’ambiance feutrée et cosy d’un bar lounge.
Chers lecteurs, le saviez-vous mais Fats Waller était au NFJ en ce 11 juillet!
Certes sous la forme d’une grosse tête façon carnaval mais aussi sous les doigts du pianiste Jason Moran qui venait avec son groupe lui faire une joyeuse et respectueuse fête. Respect mais aussi modernité car le set de Jason Moran était jonché de tonalités à la fois contemporaines et de rythmes très dansants. Le public ne s’y est pas trompé et nombreux sont ceux qui vinrent onduler devant la scène. Quelques moments forts, le très crooner trompettiste Leron Thomas chante « Two Sleepy People« , le duo avec le batteur Charles Haynes et le final «  The Joint Is Jumpin’  » d’où l’on a pu reconnaitre quelques accents d’Ornette Coleman.

Venait ensuite ceux qui allaient clôturer (pour moi) ce Nice Jazz, la chanteuse malienne Fatoumata Diawara et le pianiste cubain Roberto Fonseca. De la musique africaine intimement métissée à du jazz moderne. Un joueur de N’goni, une chanteuse, des percus pour l’Afrique, une basse, une batterie, un piano pour le jazz. Mais ce n’est pas si simple car le groupe forme une belle entité que l’on ne saurait subdiviser arbitrairement.

Un show militant. Fatoumata Diawara chante pour les jeunes d’Afrique coincés dans leur continent avec des rêves d’ailleurs. Elle chante (duo piano-voix dépouillé) les femmes du monde entier pour leurs libertés et le pouvoir de dire Non. Puis aussi un hymne, ou presque, à Madiba, Nelson Mandela qui a tant fait son peuple, pour les noirs du monde entier.

Entre temps, un trio piano, basse, batterie de la plus bel eau qui donnait toutefois l’envie de glisser quelques feuilles de menthe dans un verre de …

 

Jacques Lerognon

 

Les soirs se suivent mais ne se ressemblent pas (musicalement bien entendu). soul, funk et hip hop au programme. Au cinquième jour, une question reste sans réponse : pourquoi les spectateurs arrivent-ils après le début des concerts (moins flagrant au Théâtre de Verdure), alors que la programmation était de qualité ? Un festival n’est-il pas un moment privilégié pour découvrir des groupes que l’on ne connait pas, une musique que l’on n’écoute pas. Dommage pour les retardataires mais que cela doit être dur de jouer devant un parterre clairsemé. The Monophonics nous avait régalés l’année dernière en accompagnant Ben l’Oncle Soul, les californiens sont revenus avec une musique soul, bien emmenés par Kelly Finnigan, claviériste et chanteur. Très beau lancement de soirée. De la soul au funk, il n’y a qu’un pas, alors franchissons-le. Grandiose fut l’arrivée sur scène avec une traversée du public, qui n’en croyait pas ses yeux, pour Larry Graham. Fidèle à sa tenue blanche, il fut magnifique. Le temps n’a pas de prise sur le bassiste / chanteur. Petite pause pour que chacun reprenne ses esprits avant The Roots. Les types de Philadelphie, toujours aussi toniques et virevoltants ont été à la hauteur de leur réputation. Fin pour moi de l’édition 2015. Comme pour toute fin, un bilan est à venir mais clairement l’édition 2015 fut une très belle édition.

Jean-Luc Thibault

 

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