Nouvelle Vague

Nice Jazz Festival, le 11/07 à Nice (06)

Tony Paeleman Quartet

N’en déplaise aux Vençois, cette soirée était un peu Nuits du Sud.

On quittera trop rapidement le quartet du Niçois Tony Paeleman, beau jazz où sur le début du set le sax de J. Pontvianne semble prendre l’ascendant sur le piano du leader. Mais c’est l’annonce des vainqueurs du tremplin du Nice Jazz. Fred d’Oelsnitz Trio sera donc sur la scène du Théâtre de Verdure en 2015, les angevins Alex Grenier Trio seront eux programmés au off. Deux excellents lauréats, le jazz a de l’avenir et c’est tant mieux.

Juste le temps de rejoindre Masséna pour l’entrée en scène de la jeune New Yorkaise Robin McKelle et ses quatre musiciens. Plus rythm and blues que soul, The Flytones ont la pèche et Robin ne se ménage pas. Superbe voix, phrasé qui rappellera aux plus anciens Aretha Franklin. Très beau passage, assis en duo avec le bassiste Fred Cash, ils évoquent en musique leur parcours de New York à Miami. On laissera Cody Chesnutt faire son show très (trop?) bien rodé pour descendre vers New Orleans avec les cuivres du Butler, Berstein & The Hot 9. Henry Butler, le pianiste a le look de Ray Charles, mais le touché de Fats Weller dont le groupe jouera plusieurs thèmes. Bernstein alterne trompette, bugle et même un étonnant trombone soprano (tout petit mais musical). Dansant, fringuant, joyeux, une très belle mise en bouche avant le clou de la nuit, Dr John & The Nite Trippers. Accompagnés de l’incontournable tromboniste Sarah Morrow! Le roi de la voodoo music, Mac Rebennack passe allégrement du Steinway au clavier électrique enchaînant les morceaux de sa voix rocailleuse. On aura même le droit à un titre à la telecaster! Tubes, classiques, ou morceaux plus récents, blues, boogie, zydeco, on traverse le bayou, le grand sud sous la protection de la fameuse tête de mort qui veille sur le piano. Sur la droite de la scène Sarah Morrow mène la troupe du bout coulissant et (coolisant) de son trombone. Après plus d’une heure de soul food musical, le groupe entame le standard « Good Night Irene », belle façon de finir pense-t’on dans les gradins mais non Dr John nous réservait son indémodable « Such a Night » près de dix minutes qui faisait, somme toute, un beau résumé de cette soirée.

Jacques Lerognon

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