Nouvelle Vague

NICE JAZZ FESTIVAL: Jour 3

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le 18/07/17 au théâtre de Verdure – Nice (06)
#NVmagLiveReport

Ce troisième jour commence, coté théâtre de verdure, par un trio piano, basse, batterie celui de The Legendary Johnny O’Neal Trio. Légendaire surtout de l’autre côté de l’Atlantique puisqu’il a joué du piano avec de nombreux musiciens dont les Jazz Messengers d’Art Balkey. Ils nous interprètent un répertoire très classique, du jazz mainstream, très années 50 donc. Du jazz de début de soirée, très swing. On est un peu dans ses meubles avec eux. Des standards et des compos persos du leader qui s’amuse vraiment beaucoup. Il a même du mal à quitter la scène, dépassant son horaire d’un bon quart d’heure. Son chant est débonnaire et réjouissant. Une musique qui envoie des « Good vibes », comme il nous le dit, des bonnes vibrations que l’on ressent à chaque morceau.
Art Blakey, finalement, est un peu le fil conducteur de cette soirée (du moins au début) puisque le sextet qui suit, celui de Tony Allen a intitulé son projet « Tribute to Art Blakey ». Un trio de cuivre sax ténor, trombone et baryton sur la gauche, le pianiste sur la droite et très proche le contrebassiste Mathias Allamane. Batteur et contrebassiste ne se quitte pas des yeux pendant tout le set comme si le groove en dépendait. L’hommage à Blakey est évident, ils reprennent de ses thèmes ou de ceux des Jazz Messengers mais très vite dès le troisième morceau, le naturel reprend le dessus et le groupe s’engouffre dans l’Afrobeat dont Allen est l’un des maîtres. Même leur version de Night in Tunisia, un titre pourtant généralement chaloupé, devient tout autre avec le drumming intense, quasi incantatoire de Tony Allenet les coups de boutoir des soufflants. Une formation qui n’a enregistré qu’un EP vinyle (que certains n’hésite pas à se faire dédicacer à même la scène) pour l’instant mais on espère avoir bientôt quelque chose de plus consistant pour se remémorer ces instants grandioses. La soirée se poursuit avec les Funk Apostles de Cory Henry. Une musique qui hésite entre variétés de luxe et funk à la Sly & The Family Stones (version 21e siècle). Un répertoire indubitablement fait pour danser. Dansons donc tant qu’il est encore temps car, sous peu, Cory Henry jouera sur la grande scène Masséna tant on pressent l’explosion de son talent et de sa renommée.

Jacques Lerognon

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