Nouvelle Vague

HILIGHT TRIBE

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Hilight Tribe fait partie de ces groupes pionniers de la natural trance, avec plus de quinze ans de carrière, le groupe continue de déchaîner les foules et reste une référence pour ce style musical. Le groupe ne cesse de voir son public de plus en plus nombreux, et le conquit avec une énergie folle et un talent hors du commun. Ludo, un des membres du groupe, a bien voulu répondre à nos questions

Pouvez-vous nous expliquer ce qu’on appelle la « Natural Trance » ?

En fait ce sont des musiciens sans ordinateur, sans séquenceur, qui font de la musique avec juste batterie basse et guitare mais en reprenant des rythmes déjà préexistant dans le monde de la musique électronique et traditionnelle. C’est un style de musique qui forme la base d’Hilight Tribe.

Quels sont vos instruments de prédilection ?

La base reste les percussions : batterie, basse, guitare, c’est Greg qui joue de la guitare et de tous les instruments à cordes comme la cithare par exemple. Par dessus ces sonorités, avec Roots on joue des instruments style bongo. Personnellement, j’aime mélanger les instruments de percussion, je joue du djembé, du bougarabou, du didgeridoo… On trouve toutes sortes d’instruments autour de la planète et on accompagne le tout de chant. Pour ça, on apprend plusieurs langues pour pouvoir s’inspirer de plusieurs paroles du monde entier pour que ça donne un tout cohérent. Par exemple, sur le dernier album tu as des chants en sanscrit, des mantras en tibétain… Une fois que tout est en harmonie on se laisse prendre au jeu et on se laisse totalement envahir par la musique qui vient de partout.

Comment se passe la composition de vos morceaux ? Ca ne doit pas être simple de superposer plusieurs percussions…

En général, c’est Greg qui est le moteur du groupe au niveau de la composition des morceaux. Mais dans beaucoup de cas, quand nous sommes tous inspirés par un thème, on commence un petit bout de quelque chose et d’un coup le morceau se matérialise dans nos têtes. La composition passe par chacun d’entre nous puisque dès qu’on prend un instrument on compose les uns avec les autres, on crée tout un univers totalement mortel. On s’entend super bien en plus donc ça se passe très bien. On va voir comment ça se passe pour le prochain album.

La natural trance est un style musical que l’on retrouve souvent en free party, est ce que ça été le point de départ pour votre carrière ?

A l’origine, on était dans la musique du monde, avec des chants mongols, des percussions africaines, du didgeridoo d’Australie… Nous avons tous une passion commune qui est les musiques du monde. Puis dans les années 90, on a rencontré notre producteur qui s’appelle Jean-Marc Lando, qui a eu l’idée de nous introduire dans le monde de la musique électronique. Dans cette démarche, il nous a exposé aux musiques de Dj et de certains compositeurs électronique. On a été extrêmement proche de certains, qui nous ont énormément inspiré, puis on a repris la chose à notre manière. GMS fait partie de nos inspirations, au lieu de concevoir la musique avec un ordinateur, on s’est armé de nos instruments. On a déjà joué dans des free party, mais à l’époque ce genre de rassemblements réunissait tous les genres de musiques électronique (trance, psytrance, techno, hardcore…), aujourd’hui les genres sont dissociés. On fait partie des premiers musiciens qui réapprenaient à jouer de la musique pour créer un nouveau style : la natural trance.

Vous êtes les précurseurs de cette musique (natural trance) qu’est ce que cela évoque chez vous ?

En réalité, c’est le retour du public qui nous touche le plus, qui nous fait vraiment plaisir. En hiver, dans des salles de concert, on peut aller a la rencontre du public et en général il est brillant, libre penseur, il se compose de voyageurs, d’étudiants, ou juste de passionnés qui ont une réflexion par eux-mêmes. On a aidé à ce mouvement et c’est une réelle fierté.

Quelles sont vos inspirations ?

On est tous d’univers différents à la base. Greg et moi sommes passionnés de musique du monde avec le label Real World ou encore Baraka. Certains dans la bande sont plus reggae, salsa ou encore techno, tout a évolué cette dernière décennie avec l’arrivée de nouveaux sons comme la psytrance, que tout le monde dans le groupe écoute d’ailleurs. Puis on a finit par faire des projets solos. Je reste personnellement aficionado de musiques traditionnelles : musiques indiennes ou africaines. J’ai la conviction qu’une fois que t’emprunte le chemin qui est le tien, tu vas rencontrer des gens sur ton voyage qui vont t’aider à atteindre tes objectifs. J’ai déjà ressenti ça, à chaque fois que je faisais la connaissance d’un peuple je rencontrais des alliés qui m’ont initié à des choses auxquelles je n’aurai jamais imaginé. Des expériences très inspirantes pour moi.

 

Quel(s) message(s) voulez-vous transmette à travers cette musique peu connue ?

On veut faire véhiculer un message de rencontre entre les peuples, de paix et d’unité. Des valeurs plus qu’importantes dans notre monde.

Depuis début 2018 vous êtes en tournée dans toute la France, mais pas que, vous vous êtes également produit en Allemagne, en Autriche, en Israël, en Espagne… Comment se passe la tournée ? Et comment est le public français et étranger ?

La tournée au début c’est facile et après c’est fatiguant ! (rire) On adore le fait qu’en France il y ait autant de festivals et de salles de concert, c’est admirable qu’il y ait la création de ces lieux fait pour que les artistes puissent s’exprimer. C’est une chance parce que malheureusement ce n’est pas le cas dans tous les pays… De ce fait, on joue forcément plus en France. Mais on a aussi une distribution en Belgique. Quand on quitte la tournée Française pour partir à l’étranger, c’est la découverte de nouvelles choses, nouvelles expériences et nouveaux horizons. C’est très excitant. C’est vraiment un métier magnifique parce que c’est une expérience magique de rencontrer sans cesse de nouvelles personnes. Et au final, on se rend  vite compte qu’il n’y a pas vraiment de différence entre les pays et les publics, il y a bien plus de points commun et c’est là toute la beauté de la chose.

Quel a été votre plus grande émotion musicale ? (un concert en particulier, une rencontre, un featuring…)

Je pense que sans hésiter l’apogée de mon expérience musicale, et de tout le groupe, a été cet été au Boom Festival. On a joué pendant l’éclipse sur une stage géante qui a réunit a peu près 20 000 personnes connectées en provenance du monde entier. C’était une expérience magique. Dès que le live a commencé, on a senti une sorte de facilité et d’aisance pour ce concert, tout s’est tellement bien passé qu’on a pu faire plus que ce qui était prévu, on se sentait guidé par une force invisible. L’amplitude de l’événement, la lune qui ressortait de l’éclipse, les décorations extraordinaires avec des mapping incroyables, et musicalement la crème de la crème du monde entier… Je crois que c’est tout ça en même temps qui ont fait de cette expérience un moment unique et inoubliable. Ca nous a marqué et on s’est dit que ça marquera sans doute les esprits parce qu’il y avait une telle connexion avec le public, c’était dingue !

Que pensez-vous de la scène musique électronique actuelle en France ?

On est sur une super voie ! En France, on a une telle diversité dans les artistes que c’est très prometteur. On a la chance d’en rencontrer beaucoup au cours de nos déplacements, et on se rend compte de toute la créativité qui se déploie autour de ces artistes, il faut continuer comme ça ! Après il y a des organisateurs de festivals, des salles comme les Dock des Suds par exemple, qui sont des personnes motivées qui ont envie de faire bouger les choses en créant des espaces aux ambiances uniques, en donnant leur chance à de nouveaux artistes. C’est admirable. Dans tous les styles de musique confondu, il faut continuer et rien lâcher et se donner à 200% pour manifester son rêve via son art. On est en pleine ébullition : nouveaux artistes, nouvelles compositions, l’évolution est à suivre de très prêt.

Que prévoyez-vous pour 2019 ?

On est actuellement en plein boulot de composition et de préparation. On est dans la phase inspiration là. On note des idées, on commence à enregistrer, c’est ce qui va être le block constructeur pour notre prochain album. Pour faire un nouvel album, on a des étapes qui sont : inspiration, maquettes, répétition, enregistrement, et le travail en studio (arrangé et mixé).

Un dernier mot ?

One love, positive vibes à tous en vous souhaitant de vivre vos rêves et de rêver votre vie.

Aurore Viberti

Le 01/12/18 au Bucéphale – Draguignan (83).

www.hilighttribe.fr

 

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