Nouvelle Vague

NEVERMIND THE CAR

#NVmagZoom

Fort de différentes expériences musicales et scéniques, le quatuor Nevermind The Car, a enchaîné depuis bientôt une décennie les albums et les shows. Rock sulfureux qui fleure bon les rythmes stoniens, c’est avec générosité qu’Alain Bastard, leader charismatique à accepter de se livrer en toute intimité, rien que pour vous…

Qui est « Nevermind The Car » pour ceux qui ne vous connaissent pas ?

Nevermind The Car est un projet Rock pop Stoner Parisien formé en 2010, 2 albums sont sortis, un premier en 2013 intitulé « Stories of Nightime hysteria », et le dernier, ep éponyme sorti l’an dernier. Nous sommes 4 sur scène, (Laurent Salzard à la Basse, Greg Baudrier à la batterie et aux séquences, moi, Alain Bastard, à la guitare et au chant, et John Sainturat à la seconde guitare.) Un nouvel album est en cours. Nous essaierons de le sortir pour ces prochaines semaines.

Pourquoi avoir choisi de chanter en Anglais plutôt qu’en Français ?

Je baigne dans la culture anglo-saxonne depuis l’âge de 4 ans. J’ai toujours écouté des chansons en anglais dans plein de styles différents. Mes premiers disques, très jeune, ont eté The Doors, Pink floyd, ZZ top ou Eurythmics. Chanter en anglais me paraissait logique, bien que j’adore certains artistes ou groupes francophones.

Que signifie la pochette minimaliste du disque et qui l’a réalisé ?

J’ai dessiné cette pochette en collaboration avec mon ami Loïc Rémy, excellent artiste photographe (Vous pouvez le retrouver sous le nom de ELREM sur facebook). J’ai voulu une image épurée qui symboliserait l’évasion. N’importe qui peut interpréter à sa façon. Il suffit de regarder la pochette en écoutant l’album et les images peuvent venir d’elles même. J’aime cette idée que le public pourrait s’approprier notre musique, et d’en faire son propre film.

Comment s’est passé la réalisation de ce nouvel album ? A distance ? Ou ensemble ?

Le processus se déroule souvent en deux temps. Je commence en général par la musique, comme j’ai un studio chez moi, cela simplifie les choses et permet de gagner du temps. Une fois que la chanson est fixée je travaille à distance avec mon vieil ami Kevin Baudouin, musicien californien avec qui je co écris la plupart des textes. Ensuite arrive l’arrangement et les prises de son batterie, que nous faisons chez un ami, en studio, a la campagne, ou l’on choisit les bonnes prises pour ensuite revenir chez moi pour faire les prises de voix et finir le mix. Il faut souvent un peu de temps et de recul, il arrive parfois de ne pas écouter un titre pendant une quinzaine de jours, afin d’avoir le recul suffisant pour corriger certaines erreurs ou pour tout simplement se rendre compte si l’arrangement tient la route.

Quels sont vos influences musicales majeures ?

Nous quatre réunis, c’est assez vaste. Nous avons quand même une culture essentiellement rock, qui va des plus évidentes (Led Zeppelin, Pink Floyd, Beatles, Stones, Oasis…) à des choses plus récentes (Queens of the stone age, Dandy Warhols, Black rebel motorcycle club, Band of Skulls…).

Vos prochains concerts vous amènerons-t-ils dans le sud de la France ?

Et bien pourquoi pas ? Pour l’instant nous n’avons hélas que très peu de contacts dans le sud mais si un programmateur local est intéressé, nous nous ferons une joie de venir vous voir… !

Comment définissez-vous l’industrie musicale actuelle par rapports à vos expériences antérieures ?

Compliquée… très-compliquée. On ne laisse plus le temps de faire du développement pour les artistes ou les groupes. D’ailleurs le temps, pour découvrir, n’existe plus. Le système virtuel n’offre sur un plateau que les groupes reconnus uniquement par leur grand nombre de vues sur les réseaux sociaux. Ce qui n’est pas gage de qualité. Je m’inquiète pour l’avenir de la musique jouée, artisanale, au détriment de la « musique » programmée par informatique et la pauvreté d’écriture. La musique, ça se vit.

Un mot au public pour finir ?

Pour ceux qui seraient présents sur Paris le week end du 19 octobre, nous jouerons notre set au Forest Club, un endroit incroyable et atypique situé sur la tour de contrôle du vélodrome de Vincennes, à l’entrée du bois. Pour ceux qui veulent découvrir nos sons, les 2 albums sont disponibles sur toutes les plateformes (Deezer, Spotify, Apple Music, Amazon…). Au plaisir de vous rencontrer Bientôt! Keep on rocking…

Céline Dehédin

www.facebook.com/nevermindthecar/?ref=br_rs

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