Nouvelle Vague
ZOOM-Nasser

Avec son cocktail électro/rock explosif, Nasser nous livre, depuis 2009, des compositions et des morceaux percutants. Après un premier album « #4 » remarqué, et plusieurs EPs, le trio marseillais revient avec un deuxième album « #7 », qui sort le 14 octobre prochain.

 

Salut Nicolas, pouvez-vous nous présenter Nasser en quelques mots ?

Nasser c’est un groupe de musique festive (rires). Non, un groupe de rock’n’roll qui met de l’électro dans sa musique. Créé en 2009 par trois potes Simon, Romain et Nico.

Ce mélange électro-rock est-il né de vos influences respectives ?

Clairement. Quand nous avons créé le groupe nous étions tous dans diverses formations de musiques. C’est vrai que nous avions envie de faire depuis longtemps un groupe de rock’n’roll avec une envie de tourner, de s’éclater, de faire des concerts. Avec des influences électroniques comme nous pouvions avoir étant plus jeune sur des albums comme « Homework »de Daft Punk. Nous avions vraiment envie de faire fusionner les deux.

 

« Nous sommes un groupe de besogneux »

 

Votre deuxième album « #7 » sort le 14 octobre. Comment se passe la répartition des tâches pour la composition et l’enregistrement au sein du groupe ?

En général c’est une création qui est faite à trois. Simon pose la base des morceaux, Romain écrit les textes et moi, j’aime bien dire que je fais la passerelle entre les deux parce que c’est moi qui trouve les lignes de chants, bosse sur les structures avec Simon. Nous faisons tout nous-même, nous enregistrons tout dans nos studios.

Votre côte de popularité a considérablement augmenté depuis votre premier album, est ce que cela rajoute une pression supplémentaire dans la composition, l’enregistrement de vos morceaux ou dans la représentation scénique?

Nous sommes un groupe de besogneux. C’est-à-dire que nous faisons de la musique sur la durée, nous ne nous posons pas vraiment la question, nous ne nous mettons pas la pression en terme de compositions, de lives, de disques etc. Nous faisons un peu ce que nous avons envie et ce qu’il nous passe par la tête.

Dans le clip « The World Is Ours », on peut y voir une partie de chasse, où l’être humain est chassé par l’animal, pourquoi un tel clip ? De quoi vous est venue cette idée ?

Ça correspond pleinement à notre univers. Et à celui de notre deuxième album qui est plus sombre avec des thématiques beaucoup plus sérieuses qu’auparavant. Nous avons bossé avec des potes réalisateurs qui nous ont soumis l’idée et puis nous avons adhéré à ce côté un peu marginal. C’est souvent des personnages un peu en décalage de la société. Nous sommes très sensibles à ce qui se passe autour de nous dans le monde. Le clip reflète ce que nous ressentons d’une société aujourd’hui très primaire et très violente.

Un moment qui vous a marqué plus qu’un autre ?

Le premier Solidays en 2010 était vraiment incroyable. Premier gros festival que nous faisions. Grosse pression. Jouer dans des festivals c’est quelque chose d’ultra stimulant où nous sommes très exposés en terme médiatique.

Dans notre magazine, il y a une rubrique « Album de Légende ». Est-ce que vous pourriez nous citer l’album qui vous a le plus marqué ?

Il y en a plusieurs. « Paul’s Boutique » des Beastie Boys, « Nevermind » de Nirvana, « Homework » de Daft Punk, « Electric Warrior » de T.Rex. Etant un grand fan de cinéma, je dirai aussi la bande originale d’ «Assaut » de Carpenter.

Vous préparez quoi pour l’avenir ? Un EP « #8 » ?

Pour l’instant rien en préparation car nous venons juste de finir le dernier album. Nous sortons d’une grosse tournée. Nous avons beaucoup bossé pour le nouveau live et la tournée reprend à partir de fin septembre avec Marsatac. Mais il y aura des suites.

Que pouvons-nous donc vous souhaiter pour la suite ?

Que nous continuions à faire ce que nous avons envie, parce que c’est vraiment le leitmotiv du groupe. De perdurer dans une liberté totale et je pense que le jour où on nous imposera des choses et où nous n’aurons plus la liberté de faire ce que nous avons envie, ce ne sera plus intéressant.

 

Jérémie Bac

Le 18/10 à la Gare – Coustellet (84) et le 13/12 au Cargo de Nuit – Arles (13)

www.facebook.com/wearenasser

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