Nouvelle Vague

MINA TINDLE

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De son vrai nom Pauline de Lassus, Mina Tindle est une artiste à l’univers unique. Après un premier, album salué par la critique (« Taranta »), au terme d’une tourné de deux ans et plus de 120 concerts, elle revient avec un nouvel album « Parade », plein de contraste, joyeux et mélodique, une vraie bouffée d’oxygène. C’est à cette occasion que nous avons cherché à en savoir un peu plus sur elle.

 

Vous avez mis plus de trois ans à sortir votre premier album et seulement quelques mois pour le second, est ce l’expérience ou avez vous écris durant ces deux ans de tournée?

Certaines personnes arrivent à écrire en tournée, pas moi. C’est très prenant, c’est une vie de nomade, où l’on passe beaucoup de temps à attendre et peu avec une guitare. Mais le fait d’avoir vu plein de choses et de m’être enrichie grâce à la tournée, mettre mes idées sur le papier a été comme un sursaut naturel, comme une photographie. Je voulais que l’album soit dans cette énergie de tournée. Revenir à la musique comme quelque chose d’immédiat et non de cérébrale. Je ne veux pas dire bâcler le travail mais que se soit une impulsion, j’avais vraiment un besoin de m’exprimer.

 

D’ou vient ce besoin d’expression ?

Ca vient de tout. Le premier disque était très intimiste, je me cachais beaucoup, j’avais besoin de prendre la parole mais je ne savais pas trop comment le faire. Mais j’ai appris à faire mon métier durant les années de tournée qui ont suivi, et j’ai ressenti un besoin de parler à la première personne avec plus de laisser aller. Je suis moins timide, peut être plus libre. En plus j’ai adoré le faire pendant l’été, j’avais envie de couleurs. Mais je suis aussi très contente des chansons calmes qui sont comme de petites portes par lesquelles on susurre, on parle à l’oreille. J’avais envie d’un album plein de contraste.

 

Qu’est ce qui est le plus difficile : sortir son tout premier album ou sortir le second en étant attendu au tournant ?

Le premier c’est irréel, c’est un rêve qui se réalise, rien que le fait qu’il sorte c’était simplement fou… Ces trois ans pour y arriver étaient nécessaires, j’avais besoin de ressentir le labeur pour me légitimer en tant qu’auteur compositeur. Le second, c’est différent. J’ai l’impression d’être beaucoup plus moi, si il y a une mauvaise réception ça peut faire mal. Mais je sais que c’est un disque extrêmement honnête donc quoi qu’il arrive je n’ai aucun regret. Alors au final, je ne sais pas ce qui est le plus dur, de toute façon c’est une vie qui est dure, pleine de joie, mais dure…

 

Etes vous tentée par autre chose ?

Je ne sais pas… J’adore cuisiner… Alors peut être créer un endroit, sur une île bien loin, recevoir les gens et en même temps organiser des expos photos, des spectacles et leur faire la cuisine… Tout est une question de rencontre.

 

Et d’où vient le titre de l’album : « Parade » ?

J’ai relu Henri Michaux, un poète du XXème siècle qui fait résonner des mots et je suis tombée sur « Parade ». C’était presque visuel et je me suis dit « mais évidemment! ». J’adore tous les sens du mot. C’est la musique à la fois comme bouclier, comme expression de joie mais aussi comme chant d’amour éternel. En plus j’ai réalisé que l’un de mes albums préférés de Prince s’appelait « Parade », tout comme un ballet russe, alors j’aimais l’idée de rajouter ma version (rire).

 

Ces mélanges sont importants pour vous?

Extrêmement ! Il y a des artistes qui sont cosmiques et doivent tout maîtriser comme Sergio Leone, qui dit que la moindre scène est écrite dans sa tête à l’avance. Moi c’est l’inverse ! Je sais où est la direction, mais j’aime me laisser surprendre sur le chemin par le rapport à l’autre. C’est un chemin solitaire alors le plus de personnes j’embraque dans la danse le mieux c’est !

 

Merci beaucoup Mina, peut être un mot pour la fin ?

Et bien j’espère juste que l’album vous plaira !

 

Hugo Pascual

Le 05/12 à Victoire 2 – Saint Jean de Vedas (34)

www.minatindle.com

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