Nouvelle Vague
Zoom Sud-Est-Mare Imbrium

Mare Imbrium. un nom original pour un groupe dont la musique l’est tout autant.  Après un premier EP «In Case Of Emergency» l’année dernière, ces quatre antibois ont récemment sorti un nouveau projet «An Ocean» qu’ils défendent depuis sur les scènes de la région. Plus abouti il devrait leur ouvrir les portes (on l’espère) d’une plus large notoriété. Rencontre avec Laurent et Thomas, respectivement chanteur et guitariste du groupe.

 

Mare Imbrium ?

C’est un nom qui vient du latin, ça signifie «Mer Des Pluies», c’est un des cratères  de la lune. On a toujours eu une attirance pour ce qui est lunaire.

 

Un lien direct à votre style musical ?

Oui, ça renvoie au rêve à la mélancolie, ça correspond assez à notre profil artistique, mais c’est difficile de décrire sa musique, on n’aime pas se cantonner à un seul style. On fait du rock mais nous n’avons pas vraiment de style, on fait du rock planant, du rock pêchu, ça dépend des morceaux, de nos envies. Sur «An Ocean» on retrouve «Somewhere I See» qui est vraiment très rock avec ses guitares, «Nemo» qui est beaucoup plus sautillant, beaucoup plus pop, «Too Long» est aussi bien différent du reste. La cohérence on la trouve dans les sons et instruments utilisés comme les synthés.

 

Comment s’est déroulé la composition de « An Ocean »?  

Après 1 an à faire des scènes un peu partout dans la région, on s’est rendu compte que l’on n’avait rien composé, sauf la 1ère chanson de l’EP, «Downhill». On était en janvier, on s’est donné jusqu’à avril pour sortir 5 ou 6 titres et à partir de là on s’est mis à travailler. La deadline nous a vachement boosté. On est donc rentré en studio, c’était assez magique, c’est vite devenu une drogue, le studio appelle le studio.

 

Qu’est-ce qui vous a tant plu ?

Bidouiller, travailler les sons, l’ambiance, être tout les 4. On est coupé du monde, c’est une espèce de huis-clos entre les musiciens et l’ingé son, tu ne penses à rien d’autre que la musique. Et puis on travaille avec NikHertz, un mec assez reconnu dans la région et même au delà (NLDR : il a notamment travaillé avec M83, Hyphen Hyphen). Il nous a boosté encore plus, ces sessions ont été vraiment très importantes pour le groupe. Ensemble on a vraiment essayer de réaliser quelque chose de construit, on a travaillé les couches sur chaque morceaux, on voulait quelque chose d’abouti. Je me rappelle, il y a un titre sur lequel on avait du mal, «Too Long» le 4ème titre de l’EP. C’est une chanson très lente et on avait du mal à la sortir en studio car on a plutôt l’habitude de jouer des sons rapides. Voyant qu’on galérait, NikHertz nous a demandé de faire une pause, il a éteint toutes les lumières et allumé des bougies. La prise d’après était la bonne, c’est sortit naturellement. Il devait être 4h du matin.

 

Quels sont les plus grosses difficultés dans la région pour un groupe comme le votre

L’aspect financier dans un premier temps. Nous on est autoproduit, on arrive à payer l’enregistrement grâce aux dates qu’on fait dans les bars, clubs de la région mais ça nous oblige quelques fois à jouer dans des endroits par forcément top avec pas grand monde en face, c’est le jeu, on doit remplir les caisses quelquefois.

 

Quel est votre pire souvenir de concert ?

Une fois on a joué à l’Allianz Riviera sur le parvis face au stade. Il y avait beaucoup de gens qui passaient, c’était un potentiel énorme mais peu s’arrêtaient c’était assez déstabilisant. Ce n’était pas le pire concert mais surement la plus grande déception. Le pire concert c’était au Club Victoria qui doit être fermé maintenant. Il n’y avait pas grand monde, nos amis ont été mal servis et en plein concert il y a eu une descente de flics car le propriétaire n’était pas réglo. C’était vraiment moche, et le pire c’est qu’à la fin du concert le patron voulait qu’on lui fasse une ristourne alors que les 3/4 des gens présents ce soir là c’était des personnes que l’on a amené nous. Des plans comme ça on préfère rester chez nous ! Mais depuis 6 mois ça a changé, on a la chance de pouvoir davantage sélectionner nos dates.

 

Jules Dubernard

 

Le 28/02 avec Olaby à La Friche – Nice (06)

www.facebook.com/mareimbrium06

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