Nouvelle Vague

LOU DOILLON, le 08/11/13 à l’Opéra Garnier de Monte Carlo – Monaco (98)

VU-ET-ENTENDU-Lou-Doillon

Actrice et mannequin depuis son plus jeune âge, Lou Dillon a attendu son 30ème anniversaire afin de nous montrer encore une facette de sa personnalité talentueuse (celle de chanteuse). Son premier album « Places » est sorti à la fin de l’année 2012 et a révélé au public son sombre univers folk, léger et entrainant. Nous avons alors découvert une voix surprenante : grave, éraillée, sensuelle et très touchante. Depuis, Lou Doillon se produit un peu partout afin de raconter au public ses histoires teintées d’amour, de déception et de tristesse. Son premier concert à Monaco s’est déroulé dans la salle dorée de l’Opéra Garnier qui est vite plongée dans une sobriété dramatique. Entourée de quatre musiciens (batteur, guitariste, bassiste et claviériste) Lou Doillon a donné le «la» avec son morceau le plus énergique, au tempo entrainant, « Defiant ». Ce tempo revitalisant a pourtant cédé place aux ballades lentes « One Day After Another » et « Jealousy » qui ont détendu le public. Le tempo est revenu avec la chanson « Make A Sound », consacré au réalisateur de son premier album, Etienne Daho, mais l’ambiance a vite replongé dans la mélancolie avec les titres « ICU » et « Same Old Game » lors desquels la chanteuse se perdait dans un brouillard mystique et réapparaissait dans la pénombre bleutée. Malgré les nombreuses tentatives de la charmante Lou Doillon à détendre et faire bouger les spectateurs, le public est resté pour la plupart sérieux et immobile. Les titres pop, « Questions And Answers », « Devil Or Angel », ainsi que la reprise de « Should I Stay Or Should I Go » des The Clash ont quand même sorti un tout petit peu le public de sa douce léthargie. Le concert s’est terminé sur ses deux titres les plus lents et psychédéliques « Hushaby » et « Places ». Le crescendo de ce dernier a laissé le public la bouche bée. Lors du rappel, Lou Doillon interpréta trois titres: une reprise de « I Go To Sleep » des Pretenders, « Real Smart » et « Addiction ». Ne figurant pas sur son album, ce dernier est le premier titre que la chanteuse a écrit. Elle l’a interprété seule, s’accompagnant de sa guitare, tandis que le public était debout et éclairé par les projecteurs. C’était un concert intimiste et touchant qui, faute de répertoire, n’a duré qu’une heure (une heure riche en émotions et en tendresse).

Lyuba Sofronieva

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