Nouvelle Vague

LEDEUNFF

ZOOM-Ledeunff

Un an (presque jour pour jour) après notre dernière rencontre au Moom à Six-Fours, le guitariste de Hocus Pocus, David Ledeunff, nouvellement rebaptisé « Ledeunff » se prépare à sortir mi-octobre un EP réalisé par 20Syl. Le premier single « L.A.D.Y », aux antipodes de l’image roots qu’on lui connaissait, laisse entrevoir un son moderne et très travaillé, tout en conservant sa patte.

 

Le 15 octobre va sortir ton premier EP. Etait-ce format qui était prévu à la base ?

Non. Au fil du temps, l’album initialement prévu est progressivement devenu un EP. Ça fait 3 ans que je travaille avec 20Syl sur ce projet et à un moment donné c’était plus cohérent de s’orienter vers un EP pour prendre la température au niveau du public et des professionnels de la musique.

Qu’est-ce que tu as voulu éviter à tout prix ?

Je ne voulais pas rentrer dans le jeu du marketing. Ce qui m’intéressait avant tout c’était d’avoir de bonnes chansons, que je peux jouer en acoustique ou de manière très produite comme sur le single « L.A.D.Y » qui est sorti fin septembre. Mon panel de jeu varié me permet de ne pas m’enfermer dans un style bien défini et de toucher un public le plus large possible.

C’est le bon côté de travailler avec quelqu’un qui va pouvoir tirer le meilleur de toi-même.

Il y a une confiance mutuelle entre 20Syl et moi, cet EP c’est un vrai travail d’équipe. Il a validé chaque chanson. Pendant l’élaboration des morceaux nous n’avons pas hésité à ajouter des claviers, des batteries, qui sortaient un peu de mon univers. J’ai même encouragé 20Syl à proposer des choses et force est de constater qu’il s’est rarement trompé ! C’est une facette de moi-même moins roots mais qui me convient nettement plus. Je ne vais pas réinventer le funk, Hendrix ou Keziah Jones mais dans ce que je vais proposer, les gens vont se dire « ça c’est du Ledeunff ». Sur l’album on essaiera d’aller plus loin !

 

« Tourner c’est bien mais à un moment donné il faut savoir dire stop, prendre du recul sur ce que l’on fait pour amener une certaine fraîcheur. »

 

Tu as beaucoup tourné pour roder tes morceaux, est-ce qu’il n’y a pas eu une forme de lassitude ?

Tout à fait. J’ai fait la première partie de Steel Pulse à Paris et un régisseur m’a dit : « J’espère que ton album va ressembler à autre chose parce que ça fait 3 ans que tu tournes et qu’on entend la même chose ». Et en fait je me suis pris à mon propre jeu ! J’ai tellement eu de dates que d’une part j’ai rodé les morceaux d’une certaine manière et d’autre part je n’ai pas trouvé le temps de me poser et de travailler. Tourner c’est bien mais à un moment donné il faut savoir dire stop, prendre du recul sur ce que l’on fait pour amener une certaine fraîcheur.

Quels sont les thèmes que tu as abordés ?

Le thème principal est l’amour sous toutes ses formes : de soi, des autres, la manière de vivre cet amour. Mr. J. Medeiros des Procussions m’a écrit un texte magnifique sur le bien-être. Cependant sur « Precious » je porte un regard assez critique sur la société où quelque fois on s’oublie un peu. On communique plus facilement avec quelqu’un qui est à l’autre bout de la planète qu’avec son propre voisin.

L’année dernière tu ne m’avais donné aucune info au niveau des invités et autres surprises que nous réserve cet EP, est-ce que cette fois-ci tu vas m’en dire un peu plus ?

Non pas plus (rires) ! Le EP sort dans peu de temps donc je préfère ne pas dévoiler les surprises qui s’y trouvent.

Une chose à ajouter peut-être ?

Je suis très content de cet EP, j’ai hâte qu’il sorte, parce que des gens l’attendent. J’espère ne pas les décevoir et qu’ils aient la même surprise que tu as eu en écoutant « L.A.D.Y ». Grâce à la patte de 20Syl, je garde cette touche acoustique dans des compositions très travaillées et j’ai pu aller dans des univers où je n’aurais jamais été tout seul.

Est-ce que tu as prévu une sortie physique ?

Oui tout à fait. Je travaille avec des gens pour qui l’objet est important. J’aurais été le premier déçu si je n’avais eu d’autre choix que de passer par le digital.

 

Rémi Cavaillès

Le 12/10 au Théâtre Lino Ventura – Nice (06)

www.facebook.com/Ledeunffmusic‎

 

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