Nouvelle Vague
ZOOM-L'Affranchi

Structure marseillaise par excellence l’Affranchi permet depuis 1990 à des groupes de rap français de percer. Après quelques années à se déplacer d’une salle à l’autre, le temps des rénovations de ses locaux, l’Affranchi et son directeur Miloud Arab-Tani reviennent avec une nouvelle salle et des nouveaux projets plein la tête !

 

Quand l’Affranchi a t’il été mis en place ?

L’association a été créée en 1990 mais il faudra attendre 1996 pour obtenir la construction du bâtiment. Depuis nous avons fait presque 500 concerts toujours tournés vers le hip hop jusqu’en 2011, où nous avons fermé pendant 2 ans et demie pour cause de travaux. Mais nous ne nous sommes pas arrêtés pour autant, nous avons poursuivi notre activité en louant presque tout ce qui été louable, Docks Des Sud, Le Moulin, Le posta Galène, etc.

 

Quelle est votre activité principale ?

C’est une partie concert bien évidemment, mais c’est aussi une grosse partie accueil, conseil, accompagnement. Avec des accueils en répétition dans des boxs que nous avons fait construire, plus tout un travail de médiation sociale avec tous les centres sociaux.

 

Les artistes viennent d’eux même vers vous où bien est ce que vous les démarchez ?

Tout dépend, soit ils nous connaissent et ils nous sollicitent, soit ils participent à un tremplin national organisé en partenariat avec plusieurs associations, où les finalistes de toute la France se retrouvent pour un final à l’Affranchi. repérons beaucoup de groupes Avec ce dispositif, nous et cela nous permet de leur proposer un accompagnement. De plus à partir de septembre, nous ouvrons une école de DJ sur le principe d’une année de formation pour tous les niveaux, chaque mercredi. Ce qui nous permet de brasser pas mal d’artistes.

 

Jusqu’où accompagnez vous ces groupes ?

Encore une fois cela dépend. Par exemple, pour le vainqueur du tremplin national de cette année, qui est marseillais, nous allons lui faire des séances photos, des répétitions, le faire enregistrer, organiser sa tournée, s’occuper de tous les contrats et fiches de paie… Mais nous n’allons pas jusqu’à la production, après c’est à lui de se prendre en main. Pour les autres en général, c’est beaucoup plus modeste, comme la mise à disposition des boxs de répétition ou alors de la résidence sur scène, ce qui permet aux groupes de répéter comme s’ils étaient en concert.

 

Avez vous une idée du nombre de groupes que vous avez accompagnés ?

A raison d’une trentaine de groupes par an, on va dire en gros 400 mais c’est difficile de donner un chiffre.

 

Qu’est ce que l’ouverture du lieux a changé pour vous ?

Nous avons toujours eu un très bon son mais là c’est encore mieux ! Pour ce qui concerne les boxs ça n’a rien à voir non plus, les groupes sont bien mieux accueillis. Cela nous a permis aussi d’ouvrir l’école de DJ et de créer les bureaux administratifs. Parce que pendant 15 ans nous avons bossé avec un seul bureau, maintenant nous en avons enfin 3 pour 5 !

 

Est ce que d’autres activités (à part l’aide aux artistes) vous tiennent à cœur ?

Nous allons ouvrir un nouveau service un peu en marge des activités habituelles de l’Affranchi, plus d’intérêt général, qui a pour but la démocratisation de l’accès à la culture. Nous avons fait le constat que le public de la culture est toujours le même, qu’il y avait un gros problème quant à son accès, d’élargissement et de renouvellement du public. Nous allons mettre en place des relais avec les centres sociaux pour aller vers les gens, faire bouger les lignes dans tous les domaines de la culture. C’est aussi un clin d’œil qui montre que sous couvert d’une image très renfermée sur le rap français nous sommes aussi ouverts à tout type de culture.

 

Un mot pour la fin ?

Soyez attentifs à notre programme, comme je le dis souvent : nous ne somme pas un programme de plus nous sommes le programme de l’Affranchi.

 

Hugo Pascual

www.l-affranchi.com

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