Nouvelle Vague

JEAN-LOUIS AUBERT, le 17/11 à l’Acropolis – Nice (06)

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Je ne savais pas ce qui m’attendait, n’ayant pas écouté « Les Parages du Vide », le dernier disque de Jean-Louis Aubert. Aubert chantera-t-il du Houllebecq, du Aubert ou du Téléphone ?

Deux surprises : l’heure du concert fixée à 20 heures et la diversité du public (les amoureux de Téléphone avaient répondu présents, leurs enfants aussi, accompagnés par leurs propres enfants).

Pas de première partie, le rideau se lève sur 9 musiciens (batterie, guitare, basse, claviers, trombone, trompette, saxophone, violoncelle et kora) et Jean-Louis Aubert qui entame son show, assis au fond de la scène. Le concert sera intimiste. Puis les décibels s’emballent avec « Voilà, ce sera toi », Houllebecq poète alterne avec Houllebecq Aubert, très beaux jeux de lumière, le visage de l’écrivain s’invite, sa voix aussi. Le public danse dès que le son monte, avant de se rassoir dès le retour à la normale.

Après une petite heure, et la « Possibilité d’une île » (très beau), Téléphone investit le concert pour le plus grand plaisir du public. Les titres s’enchaîneront : « New York avec toi », « Métro c’est trop », « Crache ton venin », « La bombe humaine », « Un autre monde »… Quelques morceaux made in Aubert dont « Marcelle », une émouvante reprise de Barbara « Dis quand reviendras-tu ». Les heures s’enchaînent, les rappels aussi. Un sosie de Jean-Loup Aubert, présent dans le public, est invité à chanter en duo, « Satisfaction » des Stones (souvenir d’une première partie peut-être) claque ; le public hurle sa joie, les jeunes, les moins jeunes, les encore moins jeunes se déhanchent.

Après près de trois heures, il est temps de se quitter.

Un concert généreux !

Jean-Luc Thibault

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