Nouvelle Vague

JAZZ A Juan: Hiromi & Cataneda / Sting

sting band NV

#NVmagLiveReport
Le 20/07/17 à la pinède Gould –Juan-les-Pins (06)

Quel pouvait bien être ce Joe Sumner, invité spécial de Sting en première partie.
Ceux qui ont oublié que Sting n’est qu’un alias de Gordon Sumner ont vite compris en voyant le père et le fils (Joe donc) arriver sur scène ensemble, chacun avec sa guitare. Un petit tour et puis s’en va, Gordon laisse Joe seul fasse au public déjà nombreux de la Pinède. Un exercice pas si facile, chanter en solo pour une audience qui n’est manifestement pas venu pour vous. Et le fiston réussit plutôt bien son set. Belle voix (on sent l’influence) servie par un jeu de guitare efficace. La deuxième partie est une surprise totale. On connaissait un peu la pianiste japonaise Hiromi en trio, mais l’associer avec le harpiste colombien Edmar Castaneda laissait dubitatif. Il n’a pas fallu plus de cinq minutes pour nous convaincre que le choix de Mr Palacio était judicieux. Dès le deuxième morceau, une composition du harpiste, dédiée à Jaco Pastorius, on sait que l’on assiste à un grand moment de jazz. Une musique étonnement punchy, dynamique et innovante. Ils s’émulent autant qu’ils se complètent. Leurs instruments bien qu’à cordes leur servent aussi de percussions pour accentuer si besoin était la puissance de leur jeu. Castaneda fait même comme un solo de contrebasse sur les cordes de sa harpe (servie par un gros ampli MarkBass) qui aura surement besoin d’un bon ré-accordage pour pouvoir resservir. Idem pour le Yamaha d’Hiromi car quand les touches noires et blanches ne lui suffissent plus, elle va jouer directement sur les cordes dans la table d’harmonie du piano. Et même, quand ils se laissent aller à jouer plus manouche, le charme opère encore.
La barre est placée haut pour Sting mais on ne doute pas que son concert sera fort bon et de fait il a été grandiose. La seule interrogation était, puisse qu’il joue à Juan pendant le festival va-t-il faire quelque chose de plus jazz. La réponse fut vite, non. Un vrai concert de rock, avec deux (Dominic et Rufus Miller, père & fils, eux aussi) et même trois guitaristes électriques. (Joe Sumner revient sur scène, il chante un court passage du Aches to Aches de Bowie) Sting, à 65 ans, maîtrise parfaitement son show, jusque dans l’ordre des morceaux. Un mélange habile de Sting récent et du Sting ancien avec du Police. Les tubes se succèdent comme le public l’espère. De Englishman in New York à Roxanne (qui a toujours sa robe rouge) qu’il enchaîne avec Ain’t No Sunshine. Every Breath You Take finit le set avant un unique, mais magique rappel, Sting lâche sa Fender pour une guitare acoustique et nous joue Fragile. On peut quitter la pinède, nostalJuan et heureux!

Jacques Lerognon
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Gordon & Joe Sumner
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