Nouvelle Vague

JAZZ A JUAN: Buddy Guy

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Le 16/07/17 à la pinède Gould –Juan-les-Pins (06)

Pour la deuxième soirée de cette 55e édition, Jazz à Juan se met au blues et monte le volume. Tout d’abord avec l’irlandais Johnnie Gallagher et ses frères. Physique et barbe impressionnants mais c’est son jeu de guitare que l’on remarque le plus. Du blues bien graisseux que l’on imagine rodé dans les pubs et autres bars de son pays. Johnnie chante aussi d’une voix prenante et balance des chorus accrocheurs sur sa telecaster. Il est des sets dont on aimerait qu’ils durent plus, celui de Gallagher fut de cela.
On repasse en acoustique avec le trio exceptionnel, Ponty, Lagrène, Eastwood. Trois pointures, trois générations, trois maîtres de leur instrument respectif. Jean-Luc Ponty, qui fit ses classes avec Zappa, joue de son violon ce soir plus à la Grappelli/Lockwood qu’à la façon Hot Rats. Kyle Eastwood semble aussi à l’aise avec ses deux partenaires qu’avec son propre groupe. Sa petite contrebasse sonne fort bien dans cette pinède. Seul Biréli Lagrène semble un peu en reste. Il assure, certes, sa partie mais il met un moment à vraiment sortir quelques choses de flamboyant de ses six cordes. Mais là il devient magique! Outres leurs compositions personnelles, deux magnifiques reprises, en début de set, en mode blues, Blue Train de Coltrane et surtout Mercy, Mercy, Mercy de Zawinul, où chacun des trois s’en donne à cœur joie.
C’est l’heure ensuite de retrouver sur la scène, l’immense Buddy Guy, toujours en très grande forme. Même si sa voix commence à faiblir, il lui reste une belle marge. Buddy Guy, 81 ans, casquette vissée sur le crane, fait le show pendant près de 90 minutes. Pour se chauffer Damn Right, I’ve Got The Blues, puis suivra quelques titres fameux de son long répertoire et quelques revisitations bien senties de standards incontournables de ses collègues blues guitaristes, John Lee Hooker et BB King. Il n’épargne pas sa guitare. Une corde casse, un roadie amène une autre strat’. Il joue aussi sur une guitare-cithare au très beau son. Dans un très long final, il rendra hommage à ses amis, Junior Wells, son vieux pote. Puis Steve Ray Vaughan avec qui il partageait une admiration réciproque. Il se moque un brin d’Eric Clapton avant d’imiter avec respect (et humour), jusqu’au solo avec les dents, le plus grand de tous Jimi Hendrix. Pas de rappel mais que faire de plus après ça !

Jacques Lerognon
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