Nouvelle Vague

JAZZ A DOMERGUE : HERMAN – PARISIEN – COSTA Trio

parisien herman costa

#NVmagLiveReport
Le 13/08/20 – Terrasse du Palais des Festivals – Cannes (06)

Troisième et dernière soirée de ce Jazz à Domergue déconfiné au Palais des Festival. C’est une formation inédite qui prend place sur la scène, le pianiste Yaron Herman, le saxophoniste Emile Parisien et le batteur portugais Mario Costa. Les trois musiciens se connaissent bien, ils partagent deux à deux, scènes et enregistrements depuis plusieurs années.
Ils commencent par une composition de Yaron Herman puis enchaînent sur une de Monk, mais tout au long du concert, chacun des thèmes n’est qu’un canevas pour aiguiser leur sens de l’improvisation. Le pianiste par son lyrisme tente parfois de modérer la fougue du saxophoniste mais c’est sans compter sur la frappe puissante du batteur. Les trois compères s’entendent parfaitement. Quand Yaron Herman se lance dans un long dialogue avec Mario Costa, le saxophoniste tisse une trame mélodique de son soprano tout en en virevoltant autour de son enceinte de retour. Notons tout de même, pour l’anecdote, quelques titres qu’ils ont joués. « La confusion sexuelle des papillons », « Je ne sais pas si je préfère le titre ou la composition » rigole Emile Parisien. « Muchi Muchi », soit « Allo, Allo » en japonais permet au trio de s’en donner à cœur joie, mêlant structures rythmiques exigeantes et développements harmoniques audacieux, chacun se lançant dans un solo inventif et parfois survolté. La ballade qui suit, signée par Marco Costa remet, pour un moment, un peu de sérénité sur la terrasse, mais le batteur lâche vite ses balais pour rependre les baguettes et un drumming plus nerveux. Avec une ironie qui sied bien au groupe, le dernier morceau du set, s’intitule « Préambule ».
Un court rappel conclu cette belle soirée et ce festival.
Un festival qui a su garder ses exigences malgré les contraintes sanitaires et les aléas de la crise. (Programmation de caractère, accueil et ambiance chaleureux, lieu exceptionnel) On ne peut qu’attendre déjà le Jazz à Domergue 2021.

Jacques Lerognon

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