Nouvelle Vague

GUSH

ZOOM-Gush-(c)-Paul Janvier

Quelques mois après la sortie de leur second album « Mira » qui a su se faire attendre, Gush, le groupe français aux influences rocks, pop , folk, et électro poursuit ses concerts. Retour sur la conception de cet album ambitieux et surprenant et sur leurs premières impressions sur scène avec Xavier.

 

Pourquoi 4 ans entre ces deux albums?

Les deux premières années nous avons beaucoup tourné. D’abord un an en France, puis partout à l’étranger, au Japon, au Pérou, au Chili, en Argentine, en Angleterre, en Allemagne, et ça jusqu’en 2012. Après il nous a fallu le temps de concevoir le disque, nous avions vraiment envie de nous renouveler artistiquement du coup nous avions besoin d’un temps d’adaptation pour sortir de nos habitudes. D’autant plus que nous sommes 4 et contenter 4 personnes c’est réellement difficile. Mais dans l’idéal, c’est vrai, nous aurions voulu mettre beaucoup moins de temps.

 

Justement comment composez vous tous les quatre ?

Il n’y a pas vraiment de règle. Nous composons tous et nous écrivons tous nos textes. Le plus souvent le premier jet se fait un peu personnellement, après nous mettons tout en commun et nous voyons ce qu’il en ressort. Certes, il y a certaines choses qui sont créées sur le tas à 4, mais sinon il n’y a pas de séances de compos officielles où nous nous regroupons en nous disant « Bon ! On est tous les quatre, on compose un titre ». Nous avons tous des idées différentes et nous ne nous retrouvons que quand le travail a été prémâché individuellement.

 

Qu’est ce qui prime quand vous écrivez, le texte ou bien la mélodie ?

Personnellement ce sont les mélodies qui me viennent en premier, puis je trouve les paroles, mais encore une fois la composition est individuelle, du coup les autres fonctionnent peut être différemment.

 

Vos textes sont tous en anglais, est ce que c’était une évidence ou un choix réfléchi ?

En fait Yan est anglais, donc il le parle aussi bien que le français, et nous sommes tous pas mal influencés par des groupes anglo-saxons, donc c’était en fait assez naturel. Mais si nous chantions en français ou en espagnol, ce qui pourrait arriver, je ne sais pas si nous ferions la même musique. Chanter en français à la manière anglo-saxonne n’est pas si facile, je pense que nous appréhenderions le chant.

 

Tout le monde dit que cet album est une rupture avec votre précèdent, mais n’est-ce pas plutôt un retour aux sources et à vos tout premiers EP ?

Effectivement les gens qui nous connaissent depuis le premier album pensent que nous avons commencé là. Mais c’est vrai qu’avant nous utilisions pas mal de synthés et de boites à rythmes, sur cet album nous avons vraiment voulu faire une espèce de mélange, entre le côté organique du premier album et nos synthés.

 

Votre notoriété démarre vraiment avec votre premier album, en faisant un aussi grand écart de style n’avez vous pas eu peur de laisser certains de vos fans sur le bord de la route ?

Si ! Nous nous sommes dit que ceux qui aimaient le côté pop folk un peu brut allaient s’en aller. Mais nous avons vraiment besoin d’avancer, et de nous renouveler. Nous avons pris le pari et nous ne regrettons pas ! Et puis qui sait, le troisième album sera peut être uniquement composé des bit et de voix ?

 

Votre album s’appel « Mira » en hommage à une étoile, pourquoi ?

Le signe de Mira c’est une mire, comme sur la pochette de l’album, et cette mire sert à calibrer l’image en cinéma, à définir les couleurs, et puis c’est une étoile hors du système solaire, nous trouvions que cela représentait bien ce qui se passe dans le disque.

 

Cela fait quelques mois que vous tournez avec « Mira » ? Comment se passe la scène ?

Il nous a fallu une dizaine de concerts pour trouver un équilibre entre les instrus et les machines, et puis notre batteur est parti juste avant la sortie de l’album, donc il a aussi fallu que nous prenions nos marques avec son remplaçant. Mais là, tout va bien, c’est la récompense, être sur scène ça fait du bien !

 

Hugo Pascual

Le 23/08 au Puget Live Festival – Puget sur Argens (83), le 07/11 à Victoire 2- Saint Jean De Vedas (34) et le 20/11 à l’Espace Culturel André Malraux – Six Fours (83).

www.wearegush.com

 

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