Nouvelle Vague

GENERAL ELEKTRIKS

"To be a stranger", Hervé Salters, General Elektriks

General Elektriks est un groupe anticonformiste né au début des années 2000, c’est pour la sortie de leur quatrième album « To Be A Stranger » que nous avons interviewé l’auteur, compositeur et interprète du groupe Hervé Salters, un album qui promet d’agiter les foules.

 

« To Be A Stranger » est le titre de votre nouvel album à quoi fait- il référence ?

Ce titre fait référence au fait que je suis un étranger depuis 1999, j’ai déménagé à San Francisco, où j’ai vécu pendant 12 ans, et depuis j’ai emménagé à Berlin. Le titre retranscrit ça, le coté apatride géographique, quand tu te déracines, tu as le sentiment d’appartenir nul part et en même temps d’êtres chez toi partout à la fois, c’est un mélange de vraie liberté, et la perte d’un confort primate voilà ce que symbolise ce titre.

 

Vous avez emménagé à Berlin pour la préparation de cet album. Est-ce l’énergie particulière que l’on trouve dans cette ville qui vous permet de composer ainsi ?

Berlin, c’est un choix de vie que j’ai fait avec ma femme et nos enfants, on voulait rentrer en Europe, on est passé à Berlin et on a adoré. Ce n’était pas juste un choix musical, mais plus un choix de vie, ceci dit Berlin est une ville très particulière. Il y a une culture artistique et populaire très présente, il se passe plein de chose tout le temps. C’est très motivant quand tu es artiste et je me suis nourri de cette énergie.

 

En terme de réalisation, est-il différent de votre précédent album « Parker Street ». Vous l’aviez réalisé en 4 mois à la suite d’une période de travail intense pour une série.

Après la tournée « Parker Street », j’étais très heureux, mais très fatigué, j’ai eu besoin de prendre du recul par rapport à General Elektriks. J’ai apprécié faire d’autres choses, comme travailler sur des musiques de films et de séries, ça me permet d’avoir un certain recul par rapport à ce que je fais, j’ai laissé venir les choses. Au fur et à mesure de nouvelles idées me sont venu pour faire du General Elektriks, c’est un processus d’enregistrement et de composition qui s’est fait sur à peu près 2 ans.

 

Quel est votre processus de création : est-ce que vous vous isolez ou au contraire est-ce que vous allez à la rencontre des gens ?

C’est un travail de laborantin, je m’enferme dans le studio et je ressors avec un disque quelques mois plus tard. Ce projet c’est un jardin secret où je me laisse aller à faire ce qu’il me vient sans avoir à répondre de ça devant quiconque, j’aime beaucoup collaborer avec d’autre gens, mais General Elektriks c’est le projet où je me retrouve face à moi-même. A l’inverse sur scène, on arrange ensemble les morceaux, on leur donne une autre vie, les versions du disque ne sont pas définitives. J’envisage les disques comme un projet solo, mais la scène comme une œuvre de groupe.

 

Vous avez une énergie folle sur scène, on remarque le plaisir que vous prenez avec le public. Que préférez-vous : composer ou être sur scène ?

C’est deux choses différentes qui me nourrissent de manière différente, l’arme principale que l’on a sur scène, c’est le l’instant présent, et l’énergie qui peut venir de ça et ne pas essayer de rejouer chaque soir le même disque alors qu’en studio, je l’envisage plus comme un film de cinéma, on a accès à toute la post production, tu peux fignoler le montage, c’est plus le travail d’un peintre sur sa toile.

 

Quelles sont vos ambitions musicales pour la suite ? Est-ce qu’un nouvel album est déjà en réflexion ?

Il y a un film qui est sorti début janvier qui s’appelle « Arrêtez-Moi Là », dont j’ai fait la musique sinon il n’y a pas de collaboration en route, j’ai un peu fait exprès, d’habitude, j’enchaîne tout de suite sur une collaboration, mais cette fois-ci, je n’ai pas eu envie de faire ça, j’ai pas mal de morceau en route pour le prochain album de General Elektriks et j’ai envie de travailler là-dessus.

 

Loic Sumien

www.general-elektriks.com

 

Le 09/03 à la Paloma – Nîmes (30) et le 17/03 à l’Espace Saint Julien – Marseille (13)

 

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