Nouvelle Vague

EN VRAC ET D’AILLEURS envisage son futur et son « ailleurs ».

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A l’automne 2012, le groupe « En Vrac et Ailleurs » a sorti son deuxième opus « Soyons vivants », un titre qui après dix ans de carrière marque un tournant dans la vie du groupe, prêt à rebondir et à prendre un nouveau départ. Le collectif qui a débuté en vrac envisage désormais un ailleurs, son chanteur Philippe Cara s’en est expliqué à Nouvelle Vague.

 

« En Vrac et Ailleurs », c’est un nom qui sonne bien et qui ne passe pas inaperçu. Comment est-il né ?

Un peu par hasard, « en Vrac » représentait notre collectif dans sa diversité, mais aussi dans son amateurisme, il faut savoir qu’à nos débuts nous jouions sans trop de notions de musique, à titre d’exemple je jouais de la guitare, mais le chant ce n’était pas mon truc, l’accordéoniste du groupe s’est mis à l’instrument pour le groupe, quant à la flûtiste, elle n’avait pas touché son instrument depuis 4 ans. Depuis tout a évolué et dans le bon sens, car nous sommes pro !

 

Vous êtes l’auteur des textes de votre deuxième album « Soyons vivants », comment se passe l’écriture et qu’est-ce qui vous inspire ?

Je pars avec des idées, ou bien des lignes mélodiques, puis je les creuse un peu. Il arrive très souvent que ces idées ou lignes soient discutées par le collectif, ensuite, il faut effectuer un travail de structuration, pour voir naître le morceau. Les thèmes récurrents qui me tiennent le plus à cœur sont la condition de la femme, mais aussi les printemps arabes et l’intensité qui les a accompagnés, la vie et la solidarité. Mais vous savez l’écriture n’était pas quelque chose de naturel pour moi, je m’y suis mis, et ça fonctionne, mais c’est quelque chose qu’il me faut travailler sans cesse.

 

Puisque vous évoquez les printemps arabes, il y a un titre « Yalla » qui a une sonorité très orientale avec notamment des incursions dans la musique klezmer ; comment a-t-il vu le jour ?

Manu l’un des membres du groupe a trouvé le refrain, une amie tunisienne a posé sa voix dessus et c’est devenu « danse pour moi », « yalla » avec un refrain qui évoque la danse orientale, mais aussi la condition de la femme qui s’expose aux regards masculins, puisqu’il dit « dans mes rêves, je suis la reine, ce sont les hommes qui dansent pour moi ». Si l’on écoute bien, le morceau mélange les genres : oriental, klezmer pour s’achever quasiment sur du hip hop.

 

Votre dernier opus « Soyons vivants » ressemble à une exhortation ! On ressent une angoisse sous-jacente, qu’en est-il ?

Sans rentrer trop dans les détails, avec certains membres du groupe nous avons vécu des moments parfois un peu synonymes d’excès et puis pour beaucoup la vie a suivi son chemin, des enfants sont nés ou naîtront et une page de notre histoire personnelle se tourne, le titre « L’ivresse » est le reflet d’un moment de vie désormais derrière nous, c’est aussi mon titre préféré. Mais pour revenir à l’album « Soyons vivants », c’est une exhortation que nous nous adressons, ainsi qu’à tout le monde ! C’est l’idée qu’il faut aller au bout de ses rêves, de ses ambitions, tout faire pour les réaliser, c’est le sens de la vie. Le « dernier vœu » exprime ce besoin de « vibrer très fort » et d’aller loin, jusqu’au bout.

 

Le graphisme de la pochette interpelle, aussi. On y voit un personnage qui à la place de son visage a un haut-parleur …

Le graphisme a été réalisé par notre violoniste, elle s’est inspirée du titre « Avant que la Police arrive » l’hymne des concerts sauvages auxquels nous avons pris part. Le plus souvent la police venait nous déloger, au motif que nous créions du désordre sur la voie publique ! Je trouve cela dommage, la créativité n’est pas quelque chose qui rentre dans une norme et de nombreux artistes ont pu grâce à ce biais à la fois se faire connaître, mais aussi proposer quelque chose de nouveau, je dirais de « non formaté ». Mais que nos fans se rassurent, nous continuerons à faire dans l’avenir des concerts sauvages. Je voudrais dire que si nous manquons de salles sur la Côte d’Azur, le Volume à Nice, nous a permis de nous exprimer, ce qui est une chance pour nous tous !

 

L’avenir du groupe comment l’envisagez-vous ?

Notre ligne de conduite est : d’avancer, de progresser, quoiqu’il en soit, maintenant, il nous faut commencer à nous exporter au niveau national et international. Tels seront les défis de cette nouvelle année.

 

Léa Raso

www.myspace.com/envracetdailleurs

 

 

 

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