Nouvelle Vague
Zoom Sud Est-DELUXE-byBOBY

Deluxe est un groupe Aixois qui est composé de 5 musiciens et de la chanteuse Liliboy. Ils viennent de sortir un nouvel album intitulé « Stachelight », sur lequel apparaissent quelques featurings d’artistes bien connus. Avec leur couleur musicale bien particulière et leur énergie incomparable, armés de leurs moustaches, ils sont prêts à nous en mettre plein la vue et les oreilles lors de leur prochaine tournée. Rencontre avec le batteur, Kilo.

 

Comment définissez-vous votre style musical ? Dans quelles influences piochez-vous ?

Le style est un peu éclectique car nous venons tous d’univers différents : pop, électro, beat making, chanson française, soul, jazz. Nos influences sont diverses ; il y a Mathieu Chédid, IAM, Jurassic Five, The roots, et pleins d’autres !

 

Dans votre nouvel album il y a des morceaux en featuring avec IAM, Nneka et -M-. Comment ces rencontres ce sont-elles produites ?

Nous sommes très très fan de -M- et IAM, nous avons commencé la musique un peu grâce à eux. Nous jouions des morceaux de -M- dans la rue quand nous avions 15 ans. Nous n’étions pas forcément partis sur des featurings en faisant cet album, et nous n’imaginions pas collaborer avec eux ; ça nous semblait impossible ! Nous avons joué sur des festivals tout l’été et nous avons eu l’occasion de les rencontrer. C’était incroyable, c’était vraiment un rêve ! Ils nous ont vus jouer sur scène et je crois qu’ils ont bien accroché. Nous leur avons envoyé quelques tracks par email, sans trop y croire. Une semaine après, ils nous ont appelés en disant « en avant Guingamp ».

 

Vous avez une énergie incroyable sur scène !! Comment tenez-vous le coup sur une tournée ?

Nous avons la chance d’avoir une équipe qui nous suit depuis 4 ans maintenant et qui est absolument incroyable. Nous faisons la route avec des techniciens hors pairs. Et puis à force d’accumuler les dates, nous nous sommes mis au sport. Nous essayons d’avoir la meilleure hygiène de vie possible. Je ne te cache pas que c’est quand même très physique et qu’après 2 mois de tournée, nous sommes vraiment fatigués. Nous nous donnons à fond pour notre public : ça a toujours été notre objectif et nous adorons ça !!

 

Les jeux de lumières sont très bien réalisés, avez-vous un régisseur qui vous suit en tournée ?

Oui, il s’appelle Simon Louwet, Il fait toutes les créations avec nous depuis le début, c’est un très bon ami et nous lui faisons entièrement confiance. Nous travaillons ensemble sur toutes les créations. Nous passons des nuits et des nuits à regarder les lives et à les retravailler à fond. Nous avons une grande confiance en nos techniciens et ils nous le rendent super bien.

 

Le côté visuel est donc très important lors de vos concerts 

Oui, autant dans les lives que dans les clips ou les photos. Nous faisons tout nous même. Nous réalisons ou co-réalisons tous les clips, nous travaillons avec une costumière, Luana Poncet. Pour nous c’est très important de créer un autre personnage sur scène. Cela nous permet de nous lâcher, d’être différents, de nous sentir à l’aise.

 

Pour certaines de vos vidéos, vous avez collaboré avec le collectif d’artistes « Boîte à Clous ». Quel est le réalisateur avec qui vous rêveriez de produire un clip ?

Cédric Klapisch ou Michel Gondry. Nous aimerions bien. Un jour peut être !

 

Est-ce que vous envisageriez de réaliser des clips pour d’autres artistes ?

Pour le moment nous sommes très occupés avec la réalisation de nos clips. Nous sommes d’ailleurs en train de travailler sur une vidéo qui sortira bientôt.

 

Des envies de projets en parallèle ?

Non, ce qui nous plait, tout ce qui prend notre temps, c’est Deluxe ! Je pense que c’est pour ça que ça fonctionne bien, qu’il y a de plus en plus de gens qui nous suivent : nous nous y mettons à 200%, c’est le cas depuis le début.

 

A vos débuts, vous avez joués pendant 5 ans dans les rues d’Aix-en-Provence. Qu’est ce que cela vous a apporté par rapport à d’autres groupes qui n’ont pas eu le même parcours que vous ?

Je pense que la grande chance que nous avons a eu a été de se confronter directement au public. Quand tu es dans la rue, tu es face à face avec eux, il n’y a pas d’esbroufe possible. Et donc lorsque nous avons eu l’occasion, par la suite, de jouer lors de festivals nous étions prêts à faire de la scène. Je pense que cela a fait un peu la différence.

 

Est-ce que ce côté spontané de la rue vous manque ?

Nous étions en train de réfléchir il y a peu de temps à revenir jouer dans la rue, sur Aix ou ailleurs. Nous essayons aussi de faire au maximum des sessions acoustiques que nous publions sur notre chaîne YouTube et notre page Facebook. Nous adorons nous mettre en danger, jouer dans des lieux publics, dans des bus, dans des Fnacs. Cela nous permet de retrouver cette adrénaline, cette spontanéité et cette mise en danger.

 

Vous avez eu l’occasion de jouer plusieurs fois à l’étranger. Quel a été l’évènement qui vous a le plus marqué ? Est-ce que ce sont seulement les expatriés qui viennent vous voir sur scène ?

Il y en a eu plusieurs, mais je pense que c’est la tournée en Chine. Jouer devant des milliers de chinois qui tapent des mains et certains qui chantent les paroles, c’est quand même assez incroyable ! Ce qui est très étonnant c’est qu’il n’y a pas que des expatriés, il y a aussi des gens qui viennent de ces pays, qui connaissent les paroles, qui chantent et prennent un tas de photos avec nous.

 

Est-ce qu’il y a un endroit où vous rêveriez de jouer, en France ou à l’étranger ?

Nous adorerions jouer à Bercy un jour. Il y a beaucoup de pays comme l’Australie ou l’Afrique où nous aimerions bien aller. Il y a encore beaucoup de choses à faire ! Nous allons aussi jouer pour la première fois au Dock des Sud à Marseille au mois d’Avril et nous en sommes très fiers.

 

Est-ce qu’il y a un ou des artistes pour qui vous aimeriez faire la première partie d’un concert ?

Il y en a un paquet, comme par exemple  Prince, Supertramp et The Roots.

 

Que peut-on vous souhaiter pour le futur ?

Que les gens soient toujours là et aussi nombreux à nous soutenir, qu’il y ait de plus en plus de moustachus qui nous suivent et que nous restions soudez. Que le rêve continue !

 

Un dernier mot ?

N’oublie pas, si ça t’a plu, reviens moustachu !

 

Sarah Foudrier

Le 01/04 au Capra – Méjane-lès-Alès (30), le 08/04 à la Salle de L’Etoile- Chateaurenard (13), le 29/04 au Rockstore – Montpellier (34) et le 30/04 au Dock des Suds – Marseille (13)

www.facebook.com/Deluxe.chinesemanrecords

Crédit Photo : Boby

 

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