Nouvelle Vague

Buis Blues Festival: Max, Veronica, Piotr, Eric & Robert

wreck

#NVmagLive Report

Le 09/08/17 sur la place du village à Le Buis (87)

Pour la douzième fois cette année, Le Buis, petit village de 200 habitants de la Haute Vienne, s’est paré des atours bleus de cette musique née dans le sud des Etats-Unis, le Blues! Un soleil timide éclaire encore le ciel quand le duo italien Max (guitare-chant) & Veronica (Washboard, Kazou, Ukulélé et chant) entrent en scène. Du bues acoustique, du rag, du Hillbillie, de la country et surtout de la bonne humeur. Veronica martèle son Washboard avec ses brosses à cheveux, chante avec ferveur la condition féminine dans le bayou accompagnée, l’air goguenard, par Max avec sa superbe resonator. Rapide changement de plateau pour accueillir les polonais de Two Timer. Ils décrivent leur musique comme du blues grunge sous stéroïdes. Et de fait, la voix puissante de Piotr et l’harmonica-distorsion de Wojciech sont soutenus par une rythmique énergique et une guitare rageuse mais pas sans finesse. Mais cela reste du blues, du vrai, du gras qui tache, douze mesures cadencées de hargne. Du blues on The Rocks. Les polonais qui ont voyagé toute la nuit pour être là au Buis, n’ont pas fait le trajet pour rien, ils ont esbaudi une large partie du public. Et quand ils se font plus calme pour « Moon », un slow Blues dédié à la lune (absente ce soir-là), le charme opère encore. On baisse un peu le ton avec le groupe suivant, venu directement de Norvège, Eric ‘Slim’ Zahl & the South West Swingers. Leur musique oscille entre du rockabilly très fifties et du ZZ Top version nordique. Eric Zahl cabotine pas mal mais avec beaucoup d’humour quand il est derrière le micro mais quand il joue de sa six-cordes ce n’est plus pareil, on ne rigole pas avec le blues. Outre le leader guitariste, le groupe vaut beaucoup pour son claviériste Øystein ‘Boogieman’ Undem qui nous offrira en fin de set un long solo aussi dynamique que virtuose. Le bassiste, plus discret que ses acolytes, donne quant à lui une petite touche jazzy, swinguante et groovy, fort agréable à leur blues’n’roll. Il commence à faire frais, les musiciens produisent quelques volutes de buée mais sur la place, le public lui ne faiblit pas. Certains pogottent, verres de bière en mains, d’autres dansent ou remuent sur place en rythme ou pas! Et c’est tant mieux car il reste encore un groupe, encore un style de blues à découvrir celui des californiens de Robert Jon & The Wreck. On descend dans le sud des US, vers le Texas, l’Alabama pour un grand set de Southern Rock. Le blues à la mode sudiste. Du blues bien chaud porté par la voix du leader qui ressemble un peu, jusque dans les intonations, au regretté Ronnie Van Zant de Lynyrd Skynyrd. Il est soutenu par les chorus précis et inventifs du guitariste Kristopher Butcher, quand il est au bottleneck sur sa SG, il joue presque comme Duane Allman. Mais il utilise aussi avec un certain brio, la fameuse Gibson Moderne rouge écarlate. La température avoisine désormais les 8° mais peu nous chaut tant la musique est bonne mais pourtant il va falloir rentrer.
Il y a des concerts de blues, des festivals de Blues et il y a Le Buis Blues Festival, loin au nord. Le sourire des bénévoles, l’organisation bien qu’impeccable reste débonnaire. Un grand festival à visage humain, on y retournera.

Jacques Lerognon

Max De Bernardi
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Veronica Sbergia
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Veronica Sbergia et son washboard
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Two Timer
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Eric Slim Zahl
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the South West Swingers
south west swiners

Eric Slim Zahl
erci zahl
Kristopher Butcher
kristopher
Kristopher & Robert Jon
robert et kristopher

The Wreck
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