Nouvelle Vague

AQME

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Aqme, pilier de la scène métal française vient de sortir son huitième opus ! Un nouvel album où la bande des quatre demeure définitivement attaché au son si particulier, qui définit son identité, tout en se renouvelant sans cesse. Une fois encore, Aqme a décidé d’assurer l’enregistrement et le mixage de ce disque à Etienne Sarthou, son batteur charismatique. Entretien avec cet homme-orchestre, magicien du son et artiste complet…

Pourquoi n’avoir donné aucun nom à votre huitième album ?

Tu fais bien de le souligner. C’est effectivement la première fois, que nous sortons un album éponyme. A chaque album, nous nous sommes posé la question du nom. Il y a eu pas mal de titres de proposer entre nous mais sans vraiment trouvé quelque chose d’accrocheur. C’est en travaillant avec le graphiste et photographe de la pochette où nous sommes tous les quatre, que finalement c’était une évidence.

Est-ce que Reuno a participé à l’écriture et la composition de « Rien ne nous arrêtera » ?

Reuno y a participé de façon très partielle, car 80% du titre était déjà écrit. C’est un de premiers titres que j’ai écrit pour l’album, et ce morceau a traîné dans les tiroirs depuis bientôt deux ans. Quand Vincent a trouvé la ligne de chant sur le morceau, il nous a dit qu’il verrait bien la voix de Reuno sur le couplet. Vincent l’a donc appelé, car il était devenu très pote avec lui sur la tournée « le bal des enragés ». Ce-dernier a accepté de suite, tout s’est fait très naturellement.

Les deux premiers clips extrait de l’album « Tant d’années » et « Rien ne nous arrêtera » ont un visuel assez porté en jeu d’ombres, qui a réalisé ces clips et pourquoi ce choix entre ombre et lumière ?

Nous avons réalisé les deux clips avec la même personne, qui est Mathieu Ezan, qui a travaillé avec pas mal d’artistes nationaux et internationaux. C’est un ami et fan d’Aqme depuis pratiquement le début. La première fois que je l’ai rencontré, c’était en 2003 sur un de nos concerts. Cela fait donc depuis plusieurs années que nous avions parlé de collaborations, c’est maintenant chose faite ! Sur « tant d’années », nous souhaitions ce parti pris du noir et blanc, et une image assez sale et underground. Sur le clip « rien ne nous arrêtera », Mathieu a voulu cette idée artistique, de superposition d’image. Pour les prochains clips, de l’album, ce sera quelque chose de complètement différent, avec d’autres collaborations à venir peut être.

Il y a dans cet album comme une invitation à la communion, quel bilan dresses-tu d’Aqme et de ce sang renouvelé depuis quelques années avec l’arrivée de Vince et Julien ?

Ce mot communion, sans tomber dans le côté religieux, est effectivement bien approprié. Nous sommes unis très fortement, et une osmose entre nous et aussi avec le public. C’est donc avec le titre en intro « ensemble », est une déclaration d’amour entre nous et au public. Le bilan est très positif, car un changement de line-up ce n’est jamais simple. Aujourd’hui avec ce nouvel album, c’est un accomplissement de tout le travail qui a été mis en place avec Vincent et Julien.

Un passage très attendu à la Maroquinerie dans cette nouvelle tournée le 04 novembre prochain, vous nous réservez quelques surprises pour ce soir-là ?

Je peux d’ores et déjà confirmé, que Reuno sera là pour interpréter en live, le duo avec Vincent.

Beaucoup de changements ces dernières années dans l’industrie musicale, des festivals disparus, et des artistes émergents qui du coup ont plus de mal à se faire connaitre, si tu avais un conseil à donner à la future génération de musiciens quel serait-il ?

Je n’ai pas forcément de conseils à donner, car la plupart de cette nouvelle génération de musiciens a déjà tout compris, en matière de réseaux sociaux. Nous sommes de l’ancienne génération, donc c’est plutôt nous qui aurions besoin d’échanger avec eux. Peut être juste une chose, bosser son instrument de son côté c’est bien, mais bosser en groupe c’est aussi primordial ! Travailler en groupe, permet de créer son identité, chose que tu ne peux pas faire quand tu travailles tout seul avec des plugs-in. Il y a donc des basiques à côté desquels tu ne peux pas passer. Un groupe c’est aussi comme un couple, c’est un fragile équilibre.

Pouvoir maîtriser la production de ces albums, c’est essentiel pour toi, mais Aqme sait-il intégré dans ton projet de studio ou l’a-t- il fait naître ?

La production des albums d’Aqme, s’est intégrée naturellement à ce projet de studio. J’avais donc réalisé le précédent album d’Aqme « Dévisager Dieu », mon objectif étant de retranscrire au mieux ce que j’entendais et de ne pas avoir la vision extérieure, d’un réalisateur qui aurait pu changer le son du groupe. Je pense avoir réussi car je n’ai que des bons retours sur le disque, je propose à l’ensemble du groupe, je n’impose rien.

Céline Dehédin

En concert le 18/11 au Jas’rod- les Pennes Mirabeaux (13).

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