Nouvelle Vague
ZOOM-Alpes

Avec un univers à la fois très énergique et aérien, entre rock brut et atmosphères plus pop, plus oniriques, le groupe Alpes fait partie de ces formations régionales au potentiel certain. Un statut de talent émergent que les Niçois défendront haut et fort le 28 novembre prochain, à Villeneuve-Loubet, dans le cadre des « 4 Saisons de Découvertes Nuits Carrées ». Entretien avec Quentin, chanteur et guitariste de la formation.

 

Comment est né le groupe ?

Cela fait 5 ans que nous jouons tous les 4 ensembles. Il y a Paul à la guitare, Charles à la basse, Antoine à la batterie, et moi au chant et à la guitare. Pendant 3 ans, nous avons pris le temps de nous retrouver autour d’univers musicaux communs, avec des influences à chercher autour de Grizzly Bear, Tame Impala, ou encore James Blake. Sous le nom de Little d Big B, nous jouions une musique très rock, basée sur l’énergie. Puis, il y a 2 ans, nous avons décidé de la faire évoluer. Tout en restant dans une veine pop/rock anglaise, nous avons voulu mettre plus de relief dans nos morceaux, avec un style plus aérien, plus aéré. Le projet Alpes était né, avec l’aval de notre label Deaf Rock Records sur lequel nous venions de signer.

 

Pourquoi avoir décidé de renommer le groupe, « Alpes » ?

Au moment de la création du projet, nous avons beaucoup cherché comment l’appeler. Le choix n’était pas facile. Nous voulions quelque chose de très simple. Nous avons partagé de bons et longs moments en voiture, notamment sur les routes des Alpes, pour aller rejoindre notre label à Strasbourg. Le terme « Alpes » est venu de ces voyages, d’autant qu’il correspondait bien à cette envie de mettre du relief dans notre musique.

 

Comment qualifieriez-vous votre musique, en trois mots ?

Ce n’est pas évident. Je dirais : « énergique », « imagée », et « aérienne ».

 

Qu’est-ce que vous cherchez à véhiculer au travers de vos morceaux ?

Nous cherchons vraiment à transmettre un ressenti à l’auditeur pour qu’il puisse se construire son propre univers, sans qu’il perçoive pour autant les mêmes images que nous. C’est pour cela que nous essayons vraiment de mettre du relief et de la respiration à notre musique, pour mettre en valeur chaque élément. Cette idée de toucher l’auditeur, de créer des images dans son for intérieur, se retrouve également dans nos textes. Je laisse place à l’interprétation personnelle de chacun en utilisant beaucoup de métaphores.

 

Qu’est-ce qui vous a donné envie de jouer ? Et quel(s) plaisir(s) en tirez-vous ?

Nous avons baigné depuis tout petit dans la musique. Nos parents sont tous musiciens dans le rock, dans la pop, ou dans le classique. Cela a forgé notre culture et la passion est venue très naturellement. Nous ressentons deux types de plaisirs différents : celui de créer, de réussir à aller dans le sens que l’on a imaginé, et celui de jouer sur scène, de partager notre univers avec le public. Les moments les plus marquants et les plus excitants se passent sur scène, quand il survient quelque chose d’inattendu, quand on casse une corde et que l’on se retrouve un petit peu à nu, quand on doit vraiment interagir avec le public. Depuis peu, on aborde également tout ce qui est en périphérie comme la communication par exemple. On se rend compte que tout nous intéresse : c’est un monde fascinant.

 

Je ne peux pas m’empêcher de te proposer un petit quiz « montagne »… :
  • Qu’est-ce qui vous fait déplacer des montagnes ?

Les concerts ! Pour le moment, nous n’avons pas de roadistes. Mais nous sommes prêts à partir très loin pour jouer, rencontrer de nouvelles personnes, avec tout notre matériel sur le dos. Nous avons déjà fait un trajet de 9 heures dans une seule voiture à 4, avec tout notre équipement et nos valises…

  • S’il devait y avoir UN sommet à atteindre, ce serait lequel ?

Celui qui nous permettrait de vivre sereinement de notre musique toute notre vie. Continuer à prendre du plaisir et à en donner. Pour l’instant, nous sommes en développement, et ce n’est pas facile tous les jours.

  • De quoi vous faites-vous toute une montagne ?

Nous nous faisons une montagne de beaucoup de choses, dans le sens où nous nous ne jetons pas dans la gueule du loup. Nous prenons tout au sérieux, parce que l’on a conscience que les choses peuvent vite aller dans le mauvais sens. Après, cela ne veut pas dire que nous stressons pour un rien.

 

Des projets à venir ?

Pour le moment, nous avons quelques dates programmées dont celle des Découvertes Nuits Carrées à Villeneuve-Loubet le 28 novembre ou celle du 7 novembre à la Flèche d’Or, à Paris, en première partie de The Picturebooks et de Fahrenheit 21. Courant novembre, nous allons sortir un nouveau clip du morceau « Dream ocean », le morceau éponyme de notre premier disque. Une réédition de cet EP est d’ailleurs prévue très prochainement, avec un titre supplémentaire, plus quelques remixes.

 

Matthieu Bescond

En concert le 28/11 au pôle culturel de Villeneuve-Loubet, dans le cadre des « 4 Saisons de Découvertes Nuits Carrées ». Entrée gratuite.

www.facingthecrowd.fr

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