Nouvelle Vague

YOUNG CARDINALS

ZOOM-Young Cardinals

Young Cardinals est un groupe lyonnais. Fondé en 2012, le groupe, composé de cinq trentenaires, se retrouve autour d’influences communes. De la musique amateur avec une technique et une passion de professionnels, ils en ont fait leur premier album sorti le 5 février 2016, « Sunset Chaser ». Lors d’un entretien avec Laurent, l’un des guitaristes, nous en apprenons plus sur le groupe. « Tout se passe bien, nous adorons travailler ensemble, nous faisons de la musique par pur plaisir. »

 

Peux-tu nous présenter le groupe et votre parcours ?

Nous sommes cinq. Le batteur c’est Thomas, le bassiste Julien, Damien et moi à la guitare et Jordan est au chant. Young Cardinals s’est monté en décembre 2012. Avec les instrumentistes nous avions déjà un groupe avec un autre chanteur mais il a décidé d’arrêter. Nous en avons cherché un autre, nous pensions trouver mieux. Mais nous avons galéré pendant quelques mois, ça ne collait jamais. Un soir à un concert, nous sommes tombés sur un vieux pote, Jordan, un super chanteur. Du coup je lui ai parlé de notre recherche, au début il était pas trop pour, il s’est laissé tenter par une répétition et il est resté !

 

Votre premier album est sorti au début du mois, vous avez-vous-même écrit et composé tous les morceaux, comment vous êtes-vous organisés ?

Effectivement, toutes les musiques sont de nous. Généralement nous partons d’une base de guitare, j’arrive avec quelques notes, quelques accords, une progression harmonique. Nous posons des rythmes, nous tournons un peu tout ça. Jordan cherche aussi ses mélodies un peu dans son coin. Très vite tout le monde trouve ses marques, ça commence à sonner, tout vient assez naturellement. Puis nous prenons le temps de tout retravailler. Comme nous avons des morceaux assez longs, progressifs, il y a beaucoup de travail. Mais tout se passe bien, nous adorons travailler ensemble, nous faisons de la musique par pur plaisir.

 

L’album commence avec le morceau « Jupiter » et se termine sur « Strange Days », vous dîtes que c’est intéressant d’ouvrir et de fermer un album sur une même idée. Quel est le message que vous voulez faire passer ?

Je ne sais pas si c’était un message clairement établi ou plus une espèce d’émotion, un feeling. Dans « Jupiter » il y a une longue impro, la basse et le reste entre progressivement, l’ambiance s’installe. « Strange Days » est très longue aussi, mais elle est construite dans l’autre sens. Au début il y a les gros rythmes, refrains, couplets et la fin est instrumentale, très ambiante. Nous trouvions ça intéressant pour l’ouverture et pour la clôture de l’album d’avoir ces moments presque oniriques, sans parole, où chacun peut divaguer tranquillement en écoutant.

 

Pour l’ensemble des chansons de cet album, le ton est assez triste, on sent parfois le désespoir, d’où vient cette inspiration ? Dans quel état d’esprit étiez-vous ?

Moi je peux plus te parler de l’esprit musique, c’est Jordan qui écrit les textes. Mais globalement, l’orientation et l’ambiance musicale lui inspirent des choses. Pour ses textes il a des moments qui sont plus directs mais aussi des choses plus abstraites. C’est un mélange d’éléments autobiographiques et fictionnels. Globalement le mood est plutôt mélancolique et je pense que c’est quelque chose que l’on ne fait pas trop mal. Les chansons sont toutes des petites histoires, qui fonctionnent toutes ensembles mais peuvent aussi être prises indépendamment. Pour la musique c’est pareil, il y a toujours ce côté d’influences par ce que tu écoutes, plus ou moins direct. Le point de départ peut être des sons, des rythmes, une note, une texture.

 

Quels sont vos prochains projets ?

Maintenant que l’album est sorti il va falloir que nous le défendions en live. Nous avons déjà fait quelques dates notamment à Lyon où nous avons eu de supers bons retours. Maintenant il va falloir s’activer pour sortir de Lyon. Il faut que nous voyons avec notre label comment nous allons envisager un peu la chose, financièrement. Nous ne sommes pas des professionnels du coup il faut aussi que tout le monde s’organise dans sa vie. Nous aimerions bien faire un clip aussi, sous forme de court métrage, mais là aussi c’est beaucoup d’organisation et il faudrait des aides financières pour faire ça bien. C’est en discussion mais ce n’est pas encore fait.

 

Cindy Lombardo

www.facebook.com/Young-Cardinals

Crédit photo : Kymmo

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