Nouvelle Vague
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Le 09/03/18 à la salle Charlie Chaplin – St Jean Cap Ferrat (06)

Cette soirée était la dernière de la deuxième saison du Saint Jazz Club mais aussi une première pour Yaël Angel qui présentait son récent album « Bop Writer » au public azuréen. L’adresse de la salle Charlie Chaplin à St Jean Cap Ferrat commence à être connue, car une grande partie des sièges étaient occupés et pas seulement par des locaux, certains étaient même venue du Var pour écouter Yaël Angel et ses musiciens. Le talentueux pianiste parisien, Olivier Hutman (il officie aussi sur le CD), l’incontournable Marc Peillon, capable de jouer dans tous les styles, il peut faire ronfler sa contrebasse puis, l’instant d’après, lui tirer des plaintes imperceptibles. C’est le jeune et brillant Félix Joveniaux qui tenait la batterie. Deux long sets qui sont allés bien au-delà du simple répertoire du disque. Le concert a commencé par une superbe reprise d’un vieux gospel, Motherless Child, chanté avec une contrebasse discrète, bluesy, pour seul accompagnement. On retrouvera tout au long des deux sets, Monk, le So What de Miles Davis, Ophélia, un étrange mix de Wayne Shorter et Rimbaud. Coltrane sera là avec son Blue Train, dont Yaël a écrit un texte sur la mélodie mais aussi sur l’impro de sax. On ne va pas égrener toute la setlist. Notons tout de même un grand moment quand, assise non loin du piano, la chanteuse nous donne une version très habitée du Lonely Woman de Ornette Coleman. Il a fallu quelques instants ensuite avant d’enchaîner. Les secondes qui suivirent Ornette Coleman étaient encore du Ornette Colmeman. Yaël Angel chante avec ferveur, avec intensité. Elle vit autant qu’elle interprète ses textes, ces musiques. Un grand moment de jazz vocal.
La promesse du maire d’une nouvelle saison de concert à l’automne laisse espérer d’autres intenses partages d’émotions.

Jacques Lerognon

Yael BW NV

marc

felix

yael et olivier

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