Nouvelle Vague

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Le 31/08/19 au Théâtre de Verdure – Nice (06).

Dans un espace aux inspirations grecques entouré par un orchestre symphonique, Worakls renverse les codes académiques et classiques. Aux antipodes du chef d’orchestre iconique, la baguette à la main, c’est avec fougue, muni d’un clavier et d’une table de mixage que l’artiste guide ses pères. Si nous devions résumer cette prestation de deux heures nous pourrions utiliser un terme unique et indéniable : passion. Le jeune homme de 30 ans a prouvé ce samedi, devant un Théâtre rempli, qu’il maîtrisait les codes du grandiose, de la symphonie et de la scénographie. De nombreuses personnes arborant le t-shirt de l’artiste, l’attendent, patiemment mais électriquement. C’est à 21h30 que l’orchestre prend place, de part et d’autre de la scène. Le compositeur électronique apparaît, par la suite. Après quelques réglages et raccords, il commence son set par l’un de ses morceaux emblématiques, « Salzburg ». Dès les premiers instants, les sons numériques s’envolent pour planer au-dessus de la foule. L’orchestre suit, la magie commence. Flirtant entre ses morceaux précédents tels que « Trauma » et ceux d’Orchestra, comme « Caprice » et « Nikki », l’artiste transcende ses spectateurs. Alternant entre une musique très électronique défoulant l’auditoire et des envolés lyriques qui sublime le climat de la soirée. A de nombreuses reprises il interagit avec la foule, maniant avec splendeur son spectacle. Un échange total dure tout le long du live. Il ne se cantonne pas au rôle de meneur, c’est avec beaucoup de respect et d’affection qu’il joue avec son orchestre, échangeant à de nombreuses occasions avec celui-ci. Un sentiment se dégage de la scène, il n’y a pas de dirigeant ni de suiveurs, il y a une osmose entre lui et les musiciens présents. Chaque membre de cette scène détermine l’atmosphère. Une véritable symbiose prend place, animant la foule aux rythmes des jeux de lumières, rythmés par la batterie et la symphonie. Avec beaucoup d’humilité et de respect, il a notamment repris sur scène le morceau qu’il avait composé en hommage aux victimes du Bataclan, « La Parisienne » créant une osmose poignante de flashs téléphoniques au sein de l’assistance. Cet album était un aboutissement pour l’artiste témoignant d’une volonté déterminante d’approcher la composition cinématographique, sa prestation quant à elle, donne raison à ses désirs. Il démontre sa place d’artiste accompli, c’est avec une grande modestie qu’il assume les aléas du live en prenant une pause pour réaccorder les instruments. Un artiste transparent, avant tout passionné, dégageant une énergie explosive et une joie communicante, qui a elle seule suffit à la puissance de son show.

Romanne Canavese

www.hungrymusic.fr/woraklsorchestra

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