Nouvelle Vague

WORAKLS

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Worakls revient en ce début d’année avec un nouvel album « Orchestra ». Un travail de collaboration avec l’orchestre de la Philharmonie Provence Méditerranée. En seulement quelques années, il est devenu rapidement un artiste reconnu et respecté dans le milieu de la musique électronique. Worakls a gentiment accepté de répondre à nos questions.

Est-ce que travailler avec un orchestre sur l’album a changé quelque chose dans ta façon de composer ?

Cela m’a influencé dans le sens où j’ai quand même pensé l’album pour la tournée et pour la scène. Même si ce sont deux choses différentes, un disque et une tournée vont ensemble, c’est un seul et même projet. Effectivement, cela a changé les choses pour moi, dans la mesure où j’ai inclus ce paramètre dans la composition.

Précisément avec cet album, quel message veux-tu faire passer ?

Je n’ai pas voulu créer une unité dans cet album, je n’ai pas réfléchi à un thème général. A mes yeux, le seul dénominateur commun est le fait d’allier musique électronique et musique orchestrale. Mais en plus de cela, étant donné que ce sont deux styles diamétralement opposés, il y a des forces à prendre de chaque côté pour avoir quelque chose d’encore plus fort. Je pense notamment à l’énergie de l’électro, ce côté hypnotique, répétitif qui met dans une espèce de transe et l’émotion de la musique orchestrale.

Tu as seulement 30 ans et cet album est en quelque sorte un aboutissement. Quel effet cela te fait-il ?

Oui, c’est une consécration dans le sens où pour la première fois j’ai atteint le but que je m’étais fixé. C’est la première fois que je vais pouvoir présenter aux gens ce que j’ai exactement en tête depuis des années. Cependant cela ne reste qu’un premier album.

Tu as dit avoir eu toujours envie de composer pour le cinéma. Avec cet album et des morceaux comme « Nikki » ou « Caprice » tu nous offres un travail de bande originale. Est-ce le reflet de ce désir ?

Le dernier titre que j’ai sorti avant l’album, « Sanctis » était déjà très orchestral et très « envolé ». Donc oui, c’est une direction dans laquelle j’ai envie d’aller, j’y vais spontanément et naturellement.

Pour revenir au cinéma, si tu pouvais composer pour un film. Tu aimerais travailler pour quel réalisateur ?

Je vais te citer de grands réalisateurs comme Quentin Tarantino ou Christopher Nolan. Cependant j’adorerais faire une composition pour un Disney.

L’orchestre sera présent sur scène. Comment appréhendes-tu cela ? (NDLR : entretien réalisé avant le concert du 15/02/19 à l’Olympia.)

Je suis très content mais c’est vrai qu’il y a une petite appréhension car plus tu ajoutes de monde sur scène, plus le risque d’erreurs est élevé. Quand je suis seul, je maîtrise mes morceaux, une fausse note arrive régulièrement, je l’assume, mais généralement elle n’est pas très grave parce que je connais bien mes compositions. Quand il y a vingt personnes et qu’une erreur est commise, on ne peut rien faire. Donc en effet, là, c’est un plus grand risque.

Pourrais-tu choisir un morceau que tu as composé jusqu’à présent et qui est particulièrement significatif pour toi ?

Généralement ils le sont tous, je mets le même cœur dans chaque morceau. Ils veulent tous dire des choses différentes. J’exploite une émotion distincte comme la joie, la tristesse, le stress ou bien la haine. Je ne pourrais pas en citer un. Celui dont je suis le plus fier est le dernier « Sanctis ». Et sur le dernier album, celui qui me plait le plus est « Nikki ».

Tu as quelque chose à rajouter ?

J’ai tout donné sur cet album et sur ce concert pour pouvoir proposer une expérience spéciale et j’espère que cela plaira.

Romanne Canavese

Le 28/02/19 au Silo – Marseille (13) et le 01/03/19 à Paloma – Nîmes (30).

www.hungrymusic.fr

 

« Oui, c’est une consécration dans le sens où pour la première fois j’ai atteint le but que j’avais. C’est la première fois que je vais pouvoir présenter aux gens ce que j’ai exactement en tête depuis des années. »

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