Nouvelle Vague

WILL BARBER

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Atypique avec sa force tranquille sur scène et sa timidité, Il nous rappelle les Floyd, Creedence ou les plus obscurs bluesmen comme les gratteux de Greenwich. Will c’est le gars qui a toujours ce bon regard vers son public quand, parfois, ses yeux quittent sa guitare. Authentique, Will Barber partage la scène avec les plus grands, tout en finalisant son prochain album. Rencontre en toute intimité avec ce grand guitariste.

 

Que penses-tu du contexte actuel ? 

C’est très compliqué pour le live en ce moment, car malheureusement l’épidémie de covid a encore annulé pas mal de dates pour tous les artistes, tout art confondu. C’est dur, mais on essaye de composer avec tout ça. Je pense que beaucoup vont essayer de garder le lien avec le public sur les réseaux sociaux en espérant que le spectacle vivant redémarre en mars 2021. Puis après, que les festivals reviennent, pour que les gens puissent ressortir et partager de nouveau des moments de convivialité. Actuellement, beaucoup d’artistes font du studio en permanence. Pour ma part, je termine mon futur album, d’une douzaine de compositions qui devrait sortir l’année prochaine.

 

Tu peux nous en dire un peu plus sur ce futur album ? 

Ça va être un album très éclectique. J’ai pris toutes les influences musicales que j’écoute depuis petit. Dedans vous retrouverez du rock, du blues, de la country, de la soul, du punk californie et du hip hop. Je fais tout un mix, mais en restant dans mon univers. Cet album sera plus proche de la nature et de la vie en général. Parmi les artistes qui m’ont profondément marqué, il y a eu Ben Harper notamment à travers la Weissenborn et la country. Après, je suis un grand fan de Led Zeppelin, des Doors, de Joe Cocker, des Red Hot Chili Peppers, difficile de tous les citer. On retrouvera ce côté très rock dans le futur album.

 

A part la Weissenborn, tu joues sur d’autres guitares ? Et pratiques-tu d’autres instruments ? 

J’ai une guitare électro acoustique classique, et une guitare électrique également. Même si j’ai toujours ces deux guitares en permanence avec moi, je compose beaucoup sur la Weissenborn. C’est un vieil instrument mais il dégage beaucoup d’émotions. J’étais chez Gibson avant parce que j’adore ce son rond et chaud, les Fender pour un son plus rock, très clinquant. J’aime alterner entre ces deux marques selon l’effet voulu sur le morceau. Je fais un peu de basse et de batterie, je me suis mis au violon car c’est un instrument atypique que j’adore. Je me suis essayé au piano aussi, pour m’accompagner et trouver quelques variantes. Je touche un peu à tout, mais mon instrument de prédilection reste la guitare.

 

Tu as une autre passion, c’est l’amour du bois, le travailles-tu ? 

Exactement ! Mon père était menuisier-ébéniste et m’a transmis cette passion. J’ai été bercé là-dedans entre musique et menuiserie, entre ma mère et mon père. J’ai un luthier qui me fabrique mes propres guitares Weissenborn, ce qui me permet de choisir le bois que je souhaite pour donner tel ou tel son.. J’invite tous les musiciens à connaître la matière première sur laquelle ils jouent ! C’est la base !

 

Est-ce que tu peux revenir sur ton précédent disque « Alone » ? 

Comme le titre l’indique, c’est un album que j’ai fait seul. Je devais le faire en guitare/voix avec tambourin. C’était à la base un album décousu, que j’ai voulu faire seul de A à Z. Puis, je me suis retrouvé en studio avec quelques amis pour ajouter de la basse, de la batterie, etc… La plupart des titres incitent au voyage, à partir et à vivre en autarcie. Alone est un album très personnel, mais il a su toucher beaucoup de gens par son authenticité.

 

De nature timide et introvertie, The Voice a dû être une épreuve pour toi ? 

Complètement ! Au départ, c’était quelque chose que je ne souhaitais pas faire. Les producteurs de l’émission m’ont découvert sur un titre que j’avais fait, une reprise de Depeche Mode, qui avait fait des millions de vues sur Youtube. Ça leur a pris beaucoup de temps pour me convaincre. Parce que je me sentais mal à l’aise sur un plateau de télévision et que ce genre de contexte était incohérent par rapport à la musique que je fais. Mais grâce à ce passage télé, ma musique a fait le tour du monde et finalement les retombées ont été très positives ! Aujourd’hui, je ne regrette rien !

Céline Déhedin

 

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