Nouvelle Vague

WHOMADEWHO

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Après la sortie de « Brighter » en 2012, Le trio electro-dance danois nous présente son cinquième album “Dreams”, un opus qui s’inscrit dans une époque où les synthétiseurs et autres boîtes à rythmes prennent sérieusement l’avant-plan. A l’écoute de l’album, nous constatons que l’univers fantasmagorique y est présent du début à la fin et qu’une envie irrépressible de battre la mesure se fait. Rencontre avec Tomas Hoffding, leader de WhoMadeWho.

 

Votre premier album est sorti en 2005, depuis vous avez fait du chemin et « Dreams » pourrait être comme une consécration. Vous dites vous-même ne plus vouloir être un “groupe underground”. Pourquoi cette envie de changement de perspective ?

Nous voulions faire un album plus mature. Avant, nous avions cette image de gars décalés qui font des choses folles et expérimentales dans le simple but de faire des choses folles et expérimentales. Cette fois-ci, nous ne voulions pas que les gens nous apprécient pour nos extravagances et notre image de marginaux, mais pour la musique. C’était trop simple d’être un simple groupe indé et de s’en contenter parce que c’est « cool ».

 

Cet album est toujours funky, mais plus calme que les précédents. Vous vouliez faire de la musique qui accompagne les gens dans leur vie de tous les jours ?

Nous nous sommes juste rendu compte que lorsqu’on traînait à la maison, nous avions juste envie de nous relaxer et de nous sentir bien. Et sur scène, nous pouvons rendre une chanson calme vraiment punk ! Certes, nous avons fait un album de salon, mais nos concerts seront toujours aussi vivants. C’est comme un concept quelque part ce nouvel album.

 

« Hiding in Darkness », que vous dites inspirée du fameux club berlinois le Berghain, est à mon avis une des chansons phares de l’album.

En fait, cette allusion je ne l’ai remarqué qu’après avoir fini le titre. Il y a tout un thème derrière « Hiding in Darkness », le fait de se cacher dans le noir réfère autant aux soirées en club qu’à ce que les hommes font quand ils sont seuls. C’est une chanson de soirée, mais qui possède aussi un aspect plus existentiel. Tu t’échappes de ta vie normale, tu laisses s’envoler tes pensées pour avoir en quelques sortes accès à une âme nouvelle.

 

Dans votre musique, la limite entre le rock et l’électro est tellement mince que les deux genres arrivent à ne faire plus qu’un.

WhoMadeWho est une réunion des deux univers, nous n’avons pas pris de chemins divergents parce que c’est à la mode de mettre des sonorités électroniques dans tes bases rock. Nous pouvons vraiment dire que nous sommes musiciens, tout comme nous sommes DJs. C’est assez naturel puisqu’on fonctionne de la manière suivante : un groupe de rock travaillant comme des producteurs d’électro. Nous nous trouvons dans une zone assez étrange mais tout se relie : l’écriture, la composition par ordinateur et les concerts. C’est donc pour nous, dans l’ordre des choses.

 

J’ai remarqué que dans vos interviews, vous dites plusieurs fois « C’est quitte ou double ». Pouvez nous expliquer l’idée ?

Cela nous a permis de sauver le groupe. Nous avons eu cette idée à partir du film sur Anvil qui est un groupe de heavy et nous avons pensé que c’était un grand groupe mais que la carrière sage ne fonctionnait pas pour eux. Nous avons donc convenu que si nous ne pouvions pas tout doubler en un an, nous arrêterions le groupe. Et regarde, en un an, nous sommes passés de 5000 fans à 50 000 fans mais nous voulions la même chose pour nos concerts, nos albums, ect. Ce n’est pas une question d’argent mais une bonne mesure pour constater l’évolution ou non du groupe.

 

Quels sont vos projets à venir ?

Nous avons des side-projects mais pour ce qui est de WhoMadeWho, on fait notre tournée puis on se relancera à nouveau dans l’élaboration d’un nouvel album, un enregistrement en studio et ce qui en suit si tout va bien ! C’est quitte ou double ! (rires).

Sarah Lonegro

Le 31/05 à Paloma dans le cadre du festival This Is Not A Love Song – Nîmes (30).

www.whomadewho.dk

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