Nouvelle Vague

VINCENT PEIRANI / AMAZING KEYSTONE BIG BAND

living being

#NVmagLiveReport
Le 24/11/18 à l’Opéra Garnier – Monte Carlo (MC)

Pour débuter la soirée, le quintet « Living Being » de Vincent Peirani joue une bonne partie de leur dernier album Night Walker. A la batterie, Yoann Serra est toujours aussi magistral, aussi subtil sur les cymbales qu’efficace et puissant sur ses toms. Les morceaux sont pour la plupart construit en crescendo, intro tranquille, le Rhodes de Tony Paeleman ou quelques notes d’accordéon puis lentement la musique monte en intensité, la basse de Julien Herné y est pour beaucoup. Comme le disque, le set commence par le très sixties Bang Bang de Sonny Bono. Après quelques thèmes, Peirani délaisse son instrument pour un plus petit, l’accordina, il joue Enzo dédié à son fiston. Suivra le morceau de bravoure Kashmir To Heaven, du Led Zep à l’opéra, certains dans le public paraissent un peu surpris par ce jazz métal mais Living Being est capable d’enchaîner Page/Plant avec Henri Purcell, une très personnelle adaptation du Cold Song, extrait de King Arthur qu’il joue en final de leur set.
Émile Parisien est totalement déchaîné sur ce morceau, son soprano siffle, hurle, mugit, chante. Il lève les bras, les jambes comme s’il voulait s’envoler, échapper à l’emprise du génie du froid du célèbre compositeur anglais. L’heure tourne, ils doivent laisser leur place à l’Amazing Keystone Big Band, le temps de faire la mise en place du plateau. Jean-René Palacio, le directeur du festival, dédie cette deuxième partie de soirée à deux grands absents Didier Lockwood et Roy Hargrove.
Quatre Trompettes, quatre trombones, cinq saxophones avec parfois deux clarinettes, piano, guitare, basse, batterie cela fait déjà un bel ensemble, mais il accueille ce soir, quatre invités solistes dont les deux guitaristes, Rocky Gresset et l’incontournable Biréli Lagrène. Trois gratteux, ,il n’en faut pas moins pour un répertoire consacré à Django Reinhardt. Le Big Band est dirigé du piano, d’une main sûre et discrète par Fred Nardin et du haut de l’estrade par le trompettiste David Enhco qui fait aussi le Monsieur Loyal en présentant, les différents morceaux et les solistes. Bien qu’auréolés d’une récente Victoire du Jazz, ils n’en font pas état mais confirment par leur prestation qu’elle n’est en aucun cas usurpée.
Biréli joue Djangology et Tears à la guitare électrique, il cède la place à Mathias Levy et son violon et Rocky Gresset et sa Gibson pour encore un tube de Django, Belleville. Un peu plus tard le dernier invité, l’accordéoniste Marian Badoï vient jouer Indifférence. Les pupitres ne sont pas en reste, Kenny Jeanney au sax alto ,Bastien Ballaz au trombone ou encore le guitariste Thibaut François nous offrent quelques chorus enlevés, quelques impros bien venues dans ce programme, somme toute, très écrit. Un peu avant le Nuage final, très Lalo Schifrin, un medley où les deux guitaristes Lagrène et Gresset se livrent à de jolies joutes à 6 cordes rejoints par quelques brillantes volutes virtuoses de Fred Nardin au piano.
En rappel, retour des quatre invités pour l’indispensable Minor Swing sans lequel il n’y a pas de concert Django. Du jazz certes plus convenu que celui de Vincent Peirani mais quel bon moment.

Jacques Lerognon

Living Being
living being

Yoann Serra & Emile Parisien
yoann emile

Vincnet Peirani à l’accordina
accordina

Les clochettes qui tintinnabulent
clochettes

Julien Herné et Vincent Peirani
herne peirani

Emile dans ses oeuvres
parisien

Tony Paeleman est hors-cadre
quatre

The Amazing Keystone Big Band with Friends
bib band and friends

Thibaut François et Patrick Maradan
thibault et patrick

Les cuivres et bois
cuivres

David Enhco
david enhco

Mathias Lévy
mathias

Thibaut et Biréli
thibault et bireli

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