Nouvelle Vague

USTHIAX

ZOOM-Usthiax
Après un premier album poétique et mélancolique en 2005 (« Écrire à l’envers »), un deuxième plus enjoué en 2008 (« Bleu palpitant »), un troisième plus énervé en 2012 (« MMXI »), Usthiax prépare un nouveau projet différent. En attendant il revient sur la scène marseillaise, invité encore une fois par le Festival Avec le temps, à l’espace Julien, en première partie de Dominique A. Retrouvailles avec ce chanteur-compositeur à part …

 

Quelle est ta chanson préférée ? Comment choisis-tu les rappels de tes concerts ?

Je ne sais pas … je n’ai pas de chanson préférée ! Pour le rappel j’essaie de toucher le public. Par exemple avec « Bleu palpitant » ça fonctionnait bien, aussi avec « Narcisse », dont le texte est bien abouti, avec laquelle j’ai de bonnes sensations. J’aime bien aussi « Est-ce que ta sœur aime le sexe », très provoc’, sur laquelle nous avons beaucoup travaillé avec Thierry Calvier et Simon Henner, du groupe Nasser !

 

Ce dernier texte n’est pas de toi, c’est rare …

Oui, ma seule reprise était une chanson de Charlélie Couture, « La ballade du mois d’août 75 ». J’ai fait une chanson en néerlandais avec mon ami Tim Van De Velde dans mon premier album, « Lekkes in de zonne », car je trouve cette langue très musicale, proche de l’anglais. Et dans le dernier, donc, il y a un deuxième texte écrit par Thierry Calvier, « Mes paume nues ». Prendre les mots d’un autre et les mettre en chanson c’est libérateur, tu n’es pas à tous le postes du navire !

 

Au vu de l’évolution de ton travail, de ton style de plus en plus débridé au fil de tes albums, peut-on dire que c’est la fin de Usthiax en tant que chanteur à texte ?

Ce ne sera plus forcément Usthiax, j’ai envie de faire d’autres choses, plus polymorphes, pas forcément en français et pas forcément chantées. Par exemple être aux chœurs ou à la guitare, m’inscrire dans une notion de groupe, une démarche à plusieurs. Mais ça ne m’empêchera pas de faire des chansons en français. On ne badine pas avec ça, le niveau est très haut. C’est la raison pour laquelle j’ai pris une route avec « MMXI » : j’avais envie d’aller quelque part où je n’étais jamais allé, de me lâcher des deux mains, de confronter la chanson française avec quelque chose qui n’a rien à voir. Plus rock, plus électro. Par exemple « Mhmm », je le vis très bien ! Je n’étais pas content du texte, j’aurais préféré en anglais, mais ça ne me correspondait pas. Finalement à l’occasion d’un essai sans texte, nous nous sommes dit que ça sonnait bien, nous avons refait la prise comme ça et tout le monde peut s’y retrouver.

 

Comment travailles-tu en création et sur scène ?

J’ai un cahier dans lequel j’écris plein de choses et un ordinateur dans lequel j’enregistre plein de choses et des fois ça colle bien. Je me dis souvent que je devrais travailler ma voix, mais je ne fais pas d’exercices. Les gens qui font passer des émotions ne sont pas les meilleurs chanteurs du monde. Parfois aussi j’écris sur la musique, ou les paroles me poussent à prendre la guitare ou le piano. J’ai plein de guitares, une basse, une percu, un piano, un harmonica, etc. J’en emprunte aussi à mon père, genre tuba ou banjo, mais je n’en joue pas (rires). Par contre je trouve ça très beau comme instrument ! J’adore aussi faire de la musique pour des images. J’ai déjà fait des musiques de pub (un alcool, une banque turque), ou d’expo, avec des plasticiens. C’est excellent aussi , tu n’es plus un chanteur à texte, tu penses ambiance, design sonore, ça m’éclate vraiment ! Là je vais peut être bosser sur une musique de film. Pour le concert à l’Espace Julien, nous sommes 5 sur scène : deux guitares, une basse, une batterie, une machine, mais nous jouons seulement une demie heure. C’est complètement différent du concert que nous avons fait au Théâtre de Lenche il y a quelques années, avec juste un batteur et un bassiste. C’était au top ! Et la dernière fois que j’étais invité à l’Espace Julien, j’étais seul sur scène, en première partie de Jean-Louis Murat, lui aussi seul, et c’est pas évident.

Marianne Larcheron

Le 19/03 à l’Espace Julien – Marseille (13)

www.usthiax.com

 

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