Nouvelle Vague

TRANS MUSICALES 2018

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#NVmagLiveReport

Du 05 au 09/12/18 à Rennes (35)

58000 festivaliers ne peuvent pas se tromper quant à la qualité des prestations d’un événement tel que les Trans Musicales. Chaque année, Jean-Louis Brossard annonce ce qui est incontestablement reconnu comme étant l’affiche la plus originale proposée par un festival. Du jamais vu, du jamais entendu, de l’inconnu, le tout dans le cadre d’un pari à nouveau remporté pour cette quarantième édition : fédérer tout ce que le milieu musical a de motivant et motivé, à contre pied de la logique culturelle, en promouvant un rassemblement d’une ampleur inédite hors saison estivale. Et c’est peu dire que de reconnaître le succès indéniable de cette nouvelle édition du festival des Trans Musicales. En effet, en ce début de mois de décembre, la magnifique ville de Rennes se voyait accueillir, 89 groupes pour 118 concerts, 1551 professionnels dont 403 journalistes parmi lesquels 33 confrères internationaux, des prestations artistiques en annexe des shows se déroulant au Parc Expo dans lequel 32000 spectateurs étaient venus coloniser les 5 hangars aménagés tout spécialement pour l’occasion. Dès le mercredi soir, l’espace UBU ouvrait ses portes pour une soirée résolument placée sous le signe de la musique électro. DJ-Whitehot, Nabihah Iqbal, Sink Ya Teeth s’y partagèrent les planches de ce confortable petit Amphithéâtre. Le jeudi, la salle l’ Étage recevait le duo de musique afro-rock Bafang, le groupe électro-hip hop Choolers Division et la très prometteuse jeune formation pop rock The Blind Suns. Journée dédiée aux Pays-Bas entre les murs de l’ UBU avec The Homesick, Eut (lesquels créèrent le buzz en donnant un concert dans un bus, événement rendu possible par le partenariat établi entre Les Trans Musicales et Kéolis) et The Cinema Escape. Jeudi marquait également l’ouverture des spectacles dans un Parc Expo spécialement décoré pour l’occasion dans le respect du cahier des charges de la certification ISO 20121. Chatoune VS Marilou (rythm and blues-soul), Hubert Lenoir (glam rock), Robert Finley (rythm and blues-soul), Black Pumas (soul), The YD (electro-pop) au Hall 3, Brook Line (techno), DJ Lag (afrobass), Elena Colombi (techno) au Hall 4, Raph Dumas VS DJ Haze (funk jazz electro), Candeleros (psychedelisme afro-caribeen), Disiz la Peste (electro-hip hop) et Pongo (afropop) au Hall 8. Vendredi, aux Champs Libres, était donnée une conférence traitant de l’histoire des programmations Trans Musicales. L’ Étage recevait Ryder The Eagle (pop-rock), RexRegis (pop rock), Praa (R&B) et Bigger (pop rock). Cyril Cyril (chanson pop expérimentale), Los Orioles (rock afro-caribeen) et Ko Shin Moon (worldbeat) donnaient leurs concerts à l’ UBU. Côté Parc Expo, Topper Harley VS Crocodile (rock), Pressyes (pop psychédélique), Vurro (rock and roll), Komodo (pop rock) et The Surrenders (british blues – rock soul) jouaient au Hall 3, le Hall 4 accueillait Bruno Belissimo (italo disco), Dox Martin (musique électro africaine), Gigsta DJ Set (éléctronique) et Glitter (techno arabe), dans le même temps, au Hall 8, se produisaient Big Buddha VS L’Amateur (house – sono mondiale), Ben Lamar Gay (hip hop – jazz), The Naghash Ensemble (classique – contemporain – traditionnel), Underground System (afrobeat – punk funk), Morena Leraba (afrobass) et MadMadMad (électro punk funk), le Hall 9 abritant alors Ekiti Sound (afro électro), Nelson Beer (électro pop), Muthoni Drummer Queen (afrobass), Ouai Stéphane (électro house), Dombrance (électro pop), Sara Zinger (techno) et Atoem (techno). Le samedi, la salle UBU abritait Ajate (afro funk – musique nippone) pour un concert à vocation familiale et accessible pour les plus jeunes, dés six ans. Anecdote amusante, les adultes n’étaient acceptés que si accompagnés d’un enfant. L’Étage conviait les festivaliers à découvrir Saodaj’ (maloya), Johan Papaconstantino (électro – pop – hip hop), Initials Bouvier Bernois (rythm and blues exotica) et Fleuves (électro – jazz- musique bretonne). À l’instar de la veille, Les Champs Libres devenaient, l’espace d’un après midi, la scène d’une conférence. En ce samedi, le thème des musiques de l’ exil étaient à l’ordre du jour. De retour au Parc Expo pour la soirée traditionnellement la plus fréquentée avec au Hall 3, Gloria Dave VS El Vidocq (rock and roll – rythm and blues – soul), Indianizer (pop world psychédélique), Bodega (indie rock), The Psychotic Monks (rock psychédélique) et Al-Qasar (rock psychédélique – moyen orient). Au Hall 4, le public put découvrir Péroké (afro funk – électro), Lyzza DJ Set (bass music), X-Altera (drum and bass) et Black Noise (house). Le Hall 8 fut le lieu où il fallait être pour savourer les concerts de Kosmo Pilots VS Repi Del Mundo (sono mondiale), Nâtah Big Band (funk jazz fusion – musique bretonne), Arp Frique (afro – latin disco), Venice Club (disco funk), Ajate et Charles Trees (disco – hip hop). Le Hall 9 servit, quant à lui, de scène pour les formations électro de Losange (électronica), Makeness (pop électronique), La Fraicheur (house techno), Nihiloxica (techno tribale), La Fleur (House Techno) et Fabrizio Rat (Techno). La soirée de clôture du dimanche, à la salle UBU, connu un inégalable succès. Vinrent y jouer Misterdo (électro – hip hop – rock – world), Madam (rock), The Correspondents (électro swing) et Wooze (pop). En marge des performances musicales, vendredi et samedi, le Triangle proposait une nouveauté à travers deux shows scénographiques exécutés par les ensembles Elektrik de la chorégraphe espagnole Blanca Li et Zombeavers du danseur rennais Mike Hayford. Dans la même lignée, au Théâtre de L’Aire Libre, étaient présentés, jeudi, vendredi, samedi et dimanche, le nouveau live d’ Aloïse Sauvage accompagnée d’un groupe spécialement créé pour l’occasion. Tous ces concerts donnèrent lieu à 419 interviews. 15 Sessions furent filmées par KEXP, 8 par FIP et 6 par Culturebox. 25 shows se virent retransmis sur Culturebox et FIP, le tout pour 25 heures d’émissions en direct sur FIP, Ferarock-Canal B, Euradio-Prun’, Radio Campus-C-Lab, Cultureveille et Radio Nova. Le Hall principal du Parc Expo, véritable centre névralgique du complexe avait été transformé en un lieu hors du temps et de l’espace. Expositions de toiles, de photos, structures en palettes, cirque éphémère, canapés, coins et recoins propices à la méditation, au repos, à la contemplation, aux échanges, bars à huîtres, à vin, ambiances lumineuses feutrées à la limite du féerique. Navettes affrétées par l’organisation entre le centre ville et le Parc Expo au rythme d’un départ toutes les 5 min, bénévoles encadrant les spectacles et orientant les festivaliers, service de sécurité efficace, sympathique et sachant se faire discret, ces éléments semblaient avoir été mis en place dans un seul but, anticiper ce qui aurait dû être la météo humide et rafraîchie de cette fin d’automne en pays breton, et qui s’avéra en fin de compte, dans l’ensemble axée sur du beau temps et des températures clémentes. Les Trans Musicales de Rennes, c’est aussi la création d’une action culturelle accompagnant le lancement de la résidence sur le territoire de la Communauté de Communes de la Bretagne Romantique. Se joignant à cette grande aventure, un EHPAD, un collège, une école primaire et le foyer la Bretèche ont déjà amorcé des projets leurs donnant accès au festival. Musique, spectacles, danse, art, projets culturels, l’araignée Trans Musicale ne cesse d’étendre sa toile, marquant plus que jamais sa place entre les différents piliers que sont les autres festivals en France.

Aurélie Kula

www.lestrans.com/

 

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