Nouvelle Vague

THE ROLLING STONES : Sticky Fingers

Album-de-légende-Rolling-StSorti en avril 1971

Imagine, nous sommes en 1971 et y’a ce 33 tours vinyle dans les bacs avec une braguette sur la pochette, pas juste un dessin, non, une fermeture éclair, une vraie qui s’ouvre comme celle de ton jean ! Et en dessous y’a un slip, non, pas un vrai, juste une photo, mais imagine, pour l’époque, le bras d’honneur, le crachat à la gueule du monde, à la morale bien-pensante et à l’Establishement ! Imagine, en plus, une feuille de papier glacé dedans avec de grosses lèvres qui te tirent la langue, une immense langue rouge. Putain de pochette conçue par Andy Warhol pour un putain d’album !

Après avoir défrayé la chronique avec les titres « Sympathy For The Devil » en 1968, puis « Honky Tonk Women » un an plus tard, les « Pierres qui roulent » sont de retour avec un nouvel album produit par Jimmy Miller et un nouveau guitariste pour remplacer Brian Jones, mort d’une overdose dans sa piscine en 1969. Et ce nouveau guitariste qui va enflammer plusieurs albums des Stones avec ses solos, c’est Mick Taylor. Et en anglais, « My taylor is rich » et ce Taylor là, il est riche de superbes envolées lyriques. Avec une Gibson SG ou une Les Paul, il fait décoller les compositions de Jagger et Richards, il complète à merveille les riffs de Keith. Et ça fait un cocktail explosif, un diamant brut qui te fait voir les étoiles et toucher à l’infini, un album bourré de rock, de blues, de folie, de sexe et de coke avec les titres « Brown Sugar », « Wild Horses », « Sister Morphine » et l’incroyable « Can’t You Hear Me Knocking ». Et tout tient dans la braguette d’un jean ! Une pure merveille qui a ouvert une nouvelle ère pour le groupe avec plusieurs albums mythiques : « Exile On Main Street », double album enregistré dans le sud de la France dans la villa de Keith Richards à Villefranche-sur-Mer, « Goat’s Head Soup et « It’s Only Rock And Roll ». Comme quoi cette fameuse fermeture éclair a réellement ouvert une sacrée tranche d’histoire du rock !

Jean-Pascal ROBLIN

 

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