Nouvelle Vague

SYKA JAMES

#NVmagZoom

Syka James, c’est un peu l’histoire d’une envie, d’un désir de peindre le monde en mots, en musique, de créer l’alliance qui permettra de forger un univers sonore mêlé d’images pour dire la vie, les roses et les affres humaines. Syka James, guitare à l’épaule, séduit par ses compositions qui racontent le quotidien, sa beauté, sa cruauté, sa réalité, passant d’une atmosphère familière à la liberté si chère à nos cœurs. Elle capte le monde d’un œil plein d’humanité et d’une voix pleine de mordant ayant pour vocation l’éveil ou le réveil… Rencontre avec la plus émouvante des folkeuses…

 

Raconte-moi comment en es-tu venue à la musique ?

J’ai commencé par le tennis dans un rythme de compétition et d’entraînement intensif ; l’envie de faire de la musique est apparue comme une évidence à partir du moment où je retournais un peu trop ma raquette de tennis la prenant pour une guitare ! Non en tant qu’un métier ou qu’une rigueur (ça c’était réservé au tennis) mais bien comme un outil d’expression. J’ai commencé à m’exprimer de mon côté, à travers l’écriture, la guitare et le chant.

 

Vers quel âge as-tu commencé la guitare, sur quelle guitare joues-tu ?

J’ai commencé la guitare à 16 ans avec une folk « Art et Lutherie », un vrai bonheur pour les doigts ! Depuis quelques années je joue avec une Cort electro-acoustique et une AZ Les Paul en électrique.

 

Qu’est-ce qui t’inspire comme artiste au sens large (écrivains, peintres, etc.) ?

Aldous Huxley, pour sa clairvoyance et son anticipation. Malgré tout pour être honnête se sont surtout les personnes (au sens large) qui m’entourent qui sont ma principale source d’inspiration, c’est vraiment l’Humain.

Peux-tu nous parler du projet « Reflet » ?

J’ai eu la surprise d’avoir l’aide à l’autoproduction Sacem, et de valider une campagne de financement participatif qui m’a permis la concrétisation du projet ! « Reflet » exprime toutes les notions de diversités humaines ; il essaie d’être comme le miroir de l’être humain, à travers le prisme de sa propre nature, ça se retrouve notamment dans les textes, avec les vices, les défauts, les qualités, tout ce qui nous consomme ou peut nous constituer. Mais on a tenté de réaliser également cette idée dans la méthode de travail, où chacun a laissé son empreinte en quelque sorte, quelque touche de sa personnalité, que ce soit avec les instruments, la musicalité, la couleur de l’EP finalement, c’est un travail d’équipe.

 

Tu es si sensible… Quel regard portes-tu sur le monde qui t’entoure ?

J’essaie de ne pas filtrer la tristesse et le malheur par des œillères ce qui ne m’empêche pas d’être de nature optimiste ; je crois réellement en l’être humain et en ses potentialités. Il faut tenter de relativiser tant qu’on le peut, et faire de l’instant vrai une véritable motivation, un but à atteindre à tout prix, la vie c’est maintenant.

 

Penses-tu que le devoir d’un artiste est de faire prendre conscience aux gens qu’ils sont maître de leur destin ?

Je ne pense pas qu’il y a cette prétention d’être seul être conscient qui révèle, puisqu’avant tout l’artiste s’aide et s’éveille lui-même. Idéalement, selon les messages que l’on a à passer ça peut se répercuter sur les autres, et on s’éveil, s’élève ensemble, puisque c’est le monde, dans tous les sens du terme qui inspirent les artistes. C’est un cercle vertueux en quelques sortes.

Es-tu entouré d’une équipe ?

Oui j’ai cette chance depuis un an ; une équipe soudée qui m’aide à porter le projet et le faire grandir. Entre les musiciens (David Bouhanna, Lucas Henry), les ingés son/lumière (Mathieu Saint André/Boris Burasovitch), le réalisateur (Franck Lobielti), l’équipe de communication/ Production (Lude/Tetra Production), je me retrouve à pouvoir travailler davantage sur la composition et l’écriture !

 

Quels sont tes projets pour 2018 ?

Je pense me consacrer plus longuement à l’écriture et la composition, en parallèle des scènes. L’occasion idéale de me remettre dans le projet d’un nouvel album !

 

Céline Déhédin

Le 12/04/18 à la Salle Juliette Gréco – Carros (06) et le 18/04/18 au Théâtre Lino Ventura – Nice (06).

www.sykajames.com

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