Nouvelle Vague

REGGAE SUN SKA, le 03/08 à Pauillac (33).

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Un samedi au Sunska

Cette année, l’orage frappe le Reggae Sun Ska !

Résultat : des dizaines de bénévoles au taquet pour réparer les dégâts et une soirée du vendredi annulée. Alerte orange oblige…

Samedi 3 août, il est midi, la 16ième édition du festival peut commencer.

Pour se rendre à Pauillac de Bordeaux, des bus mais aussi des TER supers conviviaux sont à notre disposition. Pendant le trajet, on se sent vraiment proche de son voisin. La climatisation ne fonctionne pas, on sue à grosses gouttes. Callé entre des ados qui s’enivrent au pastis et une femme avec son mouflet qui se demande ce qu’elle fait là, le voyage paraît long… très long.

En fait, on a l’impression de faire un retour dans le passé. Une aventure à 40 degrés que seuls certains voyageurs des années quarante ont pu connaître. Une grande différence tout de même. Ici, la fin est plus heureuse, on connaît le terminus et il sent bon le reggae.

Arrivé sur le quai, on suit le mouvement, bien décidé à monter sa tente, boire une bonne bière fraîche et profiter des concerts.

Sur notre droite, on laisse le Lidl du coin se faire dévaliser mais aussi réaliser son plus gros chiffre d’affaire de l’année. Sur notre gauche, les festivaliers les plus téméraires sont déjà présents dans un parking camping improvisé.

Pour la troisième fois consécutive, la zone de Trompeloup, située en plein cœur du Médoc accueille le plus grand festival de reggae français. Un rendez-vous incontournable. L’entrée est à quelques mètres, il ne reste plus qu’à récupérer les bracelets. Une fois le précieux sésame bien attaché au poignet, le Reggae Sun Ska ouvre enfin ses portes.

Première chose évidente dès les premiers pas, l’organisation semble bien meilleure que lors des deux précédentes éditions. Le camping est uniquement réservé aux détenteurs d’un billet, un espace enfant est disponible sur le site et le off est situé à 4 km du camping. Le off au Sun Kka, c’est pas vraiment « roots rastafari ». C’est plus du gros electro, dubstep, drum and bass bien hardcore: Des dizaines de camions qui viennent avec leur son et qui font vibrer la terre du Médoc.

Pour la première fois, les festivaliers qui souhaitent dormir un peu pour reprendre des forces, avant d’attaquer le dimanche le peuvent. En revanche, ceux qui veulent prolonger la soirée jusqu’au petit matin doivent marcher un peu. Chacun y trouve son compte… Que demande le peuple !?

 

De la musique et du pain

 

Au programme de cette 16ème, du lourd comme tous les ans.

Entre les têtes d’affiches Ska-P, Barrington Levi et Raggasonic, d’autres artistes ont su faire bouger les foules. Tairo et son reggae dancehall, le légendaire Ijahman Levi ou encore Flox et son nu-reggae-electro ont livré une très bonne prestation.

Mais le groupe qui a vraiment fait sensation reste Warrior King. Sous un couché de soleil incandescent, Marc Dyer de son vrai nom, a envoyé une vraie « good vibe » de reggae sur la scène Natty Dread.

« Comme un éclair surgit du soleil » Warrior King a su utiliser « son don de Dieu pour répandre la parole de Jah » et redonner un peu de couleur au ciel médocain du festival.

La nuit tombée, c’est au tour des grands noms de la journée de venir sur scène.

Premier entrant : Ska-P. Comme à son habitude, le groupe espagnol a tout dévasté sur son passage. Des hommes se sont fait piétinés par les pogos intempestifs qui ont sévit toute la durée du concert. Certains ont mangé le sol mais à chaque fois, une main bien vaillante était là pour les ramener parmi les fidèles. Les chants révolutionnaires et anticapitalistes «El Vals des Obrero», «Cannabis» ou encore «A La Mierda» ont résonné pendant plus d’une heure.

Après Ska-P, te laissant pour mort à une des buvettes du festoche, c’est au tour de Raggasonic de rejoindre la scène. Daddy Mory et Big Red ont fait l’unanimité. Déjà plus de 20 ans que les deux compères se produisent avec la même énergie. Une valeur sûre qui n’a pas déçu.

Dernier concert de ce samedi… Barrington Levi. Une première pour ma part en live. Barrington Levi a percé dans les années 80. Il a notamment enregistré «Shine Eye Girl» chez un certain King Tubby. L’artiste a vu passer les plus grands sur les scènes des sound systems de Kingston.

Bref, on s’attendait à quelque chose d’énorme pour finir en apothéose, on a eu le droit à un spectacle des plus médiocres. On aurait préféré écouter ses albums studios. Incompréhensible ! Les musiciens avaient pourtant l’air chaud, le son était de très bonne qualité ! Tous les ingrédients étaient là pour un concert explosif. Au lieu de ça… Que des rythmes cassés, des morceaux qui commencent seulement à s’emballer une fois terminés. Grosse déception, le flop du festival.

Malgré cette petite fausse note, le samedi au « Sun Ska » fut une véritable réussite. Et s’il y avait une chose à ne pas manquer, c’était bel et bien le stand de viande argentine. Des morceaux de bidoches de 20 kilos étalés sur le grill. Des sandwichs à vous casser le ventre… Un repas idéal pour reprendre des forces et aller refaire le monde au camping avé les copainngggs !

 

Maxime Morin

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