Nouvelle Vague

RECORDING STUDIO

recording-studio

Lorsque vous êtes un artiste, il est parfois difficile de se retrouver dans la jungle de l’industrie musicale. Qui aller voir ? Comment faire ? Souvent, les conseils sont les bienvenus tant en terme de management, qu’en terme de marketing. Il existe un magicien du son à Marseille, son nom Christophe Boin, portrait de cet amoureux de la musique, passionné et passionnant…

Comment es-tu devenu ingénieur du son ?
Ça c’est fait naturellement. En fait, je baigne dans le milieu musical depuis mon plus jeune âge, car mon père était chanteur et imitateur dans les théâtres et les cabarets. Je l’accompagnais partout dans ses spectacles, je dormais entre les enceintes et les fly-cases. Vers l’âge de 11/ 12 ans, j’ai commencé à gérer le son de ses spectacles, à la console, et petit à petit j’ai appris sur le terrain. J’ai fait des études par la suite pour me perfectionner, mais j’ai baigné dedans depuis tout petit.

Tu accompagnes les artistes sur scène et en studio, mais es-tu toi-même musicien ?
Oui, tout à fait, à la base je suis bassiste, c’est le premier instrument que j’ai pratiqué. Après, j’ai fait un peu de claviers. J’ai été amené souvent à faire des arrangements pour des sons divers et variés. Je suis assez autodidacte. Tout a commencé au niveau instrument, avec le fait de refaire au pied levé, des parties de basse sur des productions studio, en urgence.

Quelles sont tes influences à titre personnel ?
J’écoute aussi bien du Jamiroquaï, que du Bob Marley ou encore Led Zeppelin, ou Selah Sue, j’ai un univers musical très large.

Avec quel(s) genre(s) d’artiste(s) travailles-tu ?
C’est assez divers et varié, je travaille aussi bien avec des artistes solos, que des groupes dans tout style musical.

Justement au niveau artistique, qu’est-ce qui t’a le plus interpellé au niveau de tes dernières productions ?
Nous avons sorti, dernièrement le groupe Iguana Van, mélange de pop anglo-saxonne. Le coup de cœur a été immédiat, sur le plan musical et humain, tant et si bien que dans la foulée nous avons créé notre label « Two Records », depuis un an. Pepper Soul, qui est un groupe principalement constitué de deux chanteuses et de musiciens, à consonance pop, a aussi été une bonne surprise !

Depuis tes années d’expérience, penses-tu qu’il y a un horaire particulier, propice à la création ?
J’ai remarqué qu’entre 02h30 et 03h du matin, souvent il se produit quelque chose de magique. J’ai un coup de barre vers 23h, mais après j’ai un regain d’énergie, et souvent il se passe des choses particulières à ce moment-là entre les artistes et l’ingénieur du son.

Dernièrement vous avez agrandi vos activités, peux-tu nous en parler ?
Le Recording Studio est un lieu assez ancien sur Marseille pour l’activité de studio à proprement dit. Il y a 20 ans, cela s’appelait Studio Cactus. Quand nous avons repris, c’était abandonné, nous étions plusieurs ingénieurs du son à vouloir reprendre le lieu. Nous avions envie de mutualiser nos compétences. Aujourd’hui nous sommes 5 personnes et nous touchons aussi bien à l’image (photos, vidéos…) qu’au son. Nous touchons également au documentaire, à la publicité et à toute forme de projets artistiques : l’image est aujourd’hui indissociable du son. L’idée de regrouper tous ces pôles d’activités afin de rendre tout cela plus efficace, plus rapide et plus fluide pour les artistes, qui ne doivent se concentrer que sur leurs projets. One Films gère la structure « image » (studio photo et clips), le Recording Studio gère le son. Après l’entité « Six Factory » permet d’offrir la possibilité d’utiliser les équipements, mais pour le grand public. Nous avons également un département communication, créé depuis peu.

Peux-tu nous citer des anecdotes particulières ?
Un jour un gars est arrivé dans le studio, avec une dégaine pas possible entre Elvis Presley et Johnny Hallyday, avec un perfecto, la banane, et tout. Il venait de gagner un concours de chant, et du coup le jury a voulu lui faire enregistrer une chanson. Le décalage était tel que, pendant toute la durée de la session, je me suis bidonné, j’en pleurais tellement c’était drôle, j’ai même cru que c’était une blague, style caméra cachée.

Comme nous faisons également de la prise de son pour des pubs ou le cinéma, une fois Jean Dujardin est venu pour enregistrer sa voix Française sur le film « Monuments Men ». C’était assez délirant, car Jean Dujardin avait George Clooney au téléphone, en même temps. De Marseille, nous avons aussi en ce moment le groupe Deluxe, qui enregistre.

Céline Dehédin & Jean-Pascal Roblin
www.recordingstudiomarseille.com

Laisser un commentaire