Nouvelle Vague

RADIO BABEL MARSEILLE

ZOOM-Radio Babel Marseille

#NVmagZoom

Ces cinq voix exceptionnelles nous rassemblent, pour nous délivrer une véritable expérience humaine et colorée. Mélange de polyphonie et de beatbox, Radio Babel Marseille est un combo de sonorités et d’harmonies, évoquant le voyage, l’amour et la nostalgie. Originaire de Marseille, le groupe à su se réinventer pour nous offrir ce parfait métissage des voix qui chantent le monde.

 

Comment est né Radio Babel Marseille ?

Radio Babel est né du constat politique sur la ville. J’ai cherché quelque chose qui puisse raconter notre ville. Je suis tombé par hasard sur la poésie de Louis Brauquier. J’ai rencontré Fred Camprasse, d’origine antillaise, qui chantait dans des cœurs gospel et de musique baroque. J’ai demandé à venir me rejoindre, Willy Le Corre, que j’avais connu dans une aventure africaine ; Mehdi Laifaoui qui est algérien, que je connaissais sur une autre formation. Il y a Matthieu Jacinto dit Joos, beatboxer, et qui a amené une autre vision actuelle des choses à travers le hip-hop. Ce que nous avons rajoutée, c’est l’histoire des langues ; puis de créer autour d’improvisations, un langage musical.

 

Quels sont les thèmes que vous voulez évoquer au travers de vos mélodies ?

L’exil, la nostalgie, l’évocation de la vie à travers Marseille. C’est l’histoire de la Tour de Babel ; à travers des histoires humaines et industrielles ; des choses qui sont millénaires. Il y a l’histoire de l’amour du voyage, et toutes les puissances qui racontent le mélange des races.

 

Quelles sont vos influences et vos inspirations pour créer ?

Nous avons des domaines particuliers. Je viens des musiques latines et du flamenco. Je me suis intéressé un peu à l’écriture jazz, à la bossa nova. Puis il y a Willy qui amenait le côté Afrique. Il y a les années folles du Maghreb et des musiques arabes, et tous les sons qui sont rattachés à la culture hip-hop. Nous avons essayé de les mixer, en étant à l’écoute des poètes. Nous lisons beaucoup, et nous essayons de nous situer politiquement.

 

Votre dernier album, sorti en novembre 2016 s’appelle  »In Situ » est-ce que vous pouvez nous expliquer ce que ça signifie ?

L’idée de cet album, c’était de reprendre des titres qui avaient été faits dans le premier album, mais dans des conditions et des lieux qu’on aimait. Nous avons enregistré dans différents endroits de Marseille. In Situ c’est dans l’endroit. Nous voulions raconter notre ville, avec les bruissements de la ville, et le bruit des gens. Le binaural c’est le son en 3D, c’est à écouter avec un casque. C’est un enregistrement qui permet d’entendre comme dans les conditions d’un concert.

 

On vous décrit comme un melting-pot vocal, avec des sonorités venant de tous horizon, pouvez-vous nous en dire plus ?

L’idée c’est de faire de la fusion sans confusion. Nous essayons d’ordonner les choses. Quand nous travaillons sur un style de musique on a les références pour bien citer ou  inventer, avec toujours une certaine vérité. Il y a des musiques qui se rejoignent, un rapport entre les musiques espagnoles et cubaines, les musiques espagnoles et arabes, les musiques de la méditerranée, le chant polyphonique, les influences des îles : la Sardaigne, la Corse, la Sicile.

 

Avec quels artistes aimeriez-vous collaborer ?

Nous sommes en plein dans la préparation du troisième album qui va sortir en novembre 2017. J’aime beaucoup, Dhafer Youssef, Piers Faccini. André Minvielle de la compagnie Lubat, que nous allons inviter à Marseille le 3 Avril pour faire un morceau. C’est un grand maître pour nous, et nous avons eu la chance de le rencontrer à Arles. Il y a cette fille, Yilian Canizares, une chanteuse cubaine, et nous allons sûrement l’invité sur notre album. Puis les artistes africaines que nous apprécions beaucoup.

 

Qu’est ce qu’on peut souhaiter à Radio Babel Marseille ?

De continuer à rencontrer les babeliens de ce monde, d’être à l’écoute du monde et à l’écoute des gens.

Océane Parra

www.radiobabelmarseille.com

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