Nouvelle Vague

Qui sommes nous ?

 

Nouvelle Vague en quelques mots :

Nouvelle Vague est un magazine mensuel gratuit, traitant l’actualité musicale locale, nationale et internationale à travers différentes rubriques (interviews, zooms, concerts à venir, chroniques, brèves…)

Le magazine est diffusé sur tout le Sud-Est de la France (Nice, Cannes, Toulon, Marseille, Aix en Provence, Montpellier, Nîmes, Sète…) dans plus de 500 points de diffusion (disquaires, magasins de musique, studios d’enregistrements, salles de concerts, médiathèques, divers lieux culturels et institutionnels, événements musicaux…)

(Tirage : 10 000 exemplaires)

 

Nouvelle Vague is a monthly music magazine that deals with local, national and international music news through different columns (interviews, zooms, gigs to come, reviews, news in brief etc…)

The magazine is distributed everywhere in the South East of France (Nice, Cannes, Toulon, Marseille, Aix-en-Provence, Montpellier, Nîmes, Sète…) in more than 500 diffusion places (record shops, music stores, recording studios, venues, multimedia libraries, numerous institutional and cultural places, music events…)

(Printing: 10000 copies)

L’équipe :

  • Directeur de la publication & Rédacteur en chef :
  • Secrétaire de rédaction :
    Aurélie KULA > contact@nouvelle-vague.com
  • Responsable commerciale & communication :
    Sandra CILLO> communication@nouvelle-vague.com
  • Stagiaires : Guillaume ADAMO, Rami AISSAOUI, Michael ARLOTTO, Michael BEAUME, Imen CHADI, Lola CHINELLI, Akim DEFESCHE, Valentin FARIN, Julien HATTIGER, Lucas LERAY, Alexandre MASTAGLI, Théo MONSCH, Océane PARRA, Aude PICONE, Jérémie RUSSO, Thomas VANDEWATTYNE.
  • Rédacteurs :  Lucile ADÈLE, David BARTOLI, Laetitia BASTARI, Marie BERGINIAT, Matthieu BESCOND, Johanna BONENFANT, Thomas BOVYN, Jean-Paul BOYER, Rémi CAVAILLES, Thomas CHARVET, Kadha CISSOKO, Shani DE VECCHI, Céline DEHEDIN, François DEVRED, Sarah FOUDRIER, Paul GANASSALI, Florent GILIBERT, Stéphane GRANDIN, Christophe GUILBERT, Nicolas HILLALI, Frédérick JOURDON, Elisa KLEIN, Marianne LARCHERON, Annie LÊ, Matthieu LEGER, Jacques LEROGNON, Adrien LEVEQUE, Jean-Jacques MASSE, Margaux MAURISSET, Christian MEIFFRET, Nicolas MONNIN, Vincent PAOLINO, Mourad REBBANI, Laure RIVAUD – PEARCE, Anthony ROSE, Alice ROUSSELOT, Evelyne RYDLÖF, Hélène SALIMBENI, Fanny SANANES, Raymond SERINI, Lyuba SOFRONIEVA, Loïc SUMIEN, Laurent THERESE, Jean-Luc THIBAULT, Emmanuel TRUCHET, Aurore VIBERTI, Rose VIGNAT.

Il y a dix ans, Nouvelle Vague lançait un défi sous forme de bravade : « faire avancer [musicalement parlant] les choses dans notre région ». Coups d’œil dans le rétro.

 

Un lundi d’avril.

Je suis quelque part dans la grisaille du XIème arrondissement de Paris. Code pin ? « Tût-tût ! Tût-tût ! ». Le cellulaire vibre puis sonne (oui, je sais, je suis probablement le seul à utiliser, en 2004, le terme « cellulaire », et alors ?). Un nouveau message. C’est mon boss, l’inspecteur L. Il m’envoie dans le Midi. Il s’agit cette fois d’enquêter sur une nouvelle vague, une sorte de déferlante qui emplirait chaque mois les moindres recoins du sud-est en répandant bons plans et avis éclairés sur la création musicale contemporaine. Autant chercher des alligators dans les égouts ou des piquouzes sur des fauteuils au cinéma. A moins que ce ne soit encore un coup d’un NGV espiègle…

 

Tour de chauffe.

Seule pièce à conviction en ma possession : Nouvelle Vague #1, actualité rock Côte d’Azur – octobre 94, une mauvaise photocopie écornée, étrangement proche de ce que les journaleux appellent dans leur jargon un fanzine. Une vieille feuille A4 pliée en deux, où se bousculent pêle-mêle l’annonce du concert de Thiéphaine au Théâtre de Verdure, la chronique du Come de Prince et quelques bonnes adresses de vendeurs de skeuds. « Un tour de chauffe » me dit-on dans les milieux bien informés. Un essai qui présente et accompagne une compilation (Sous le soleil, 1994, suivie de Alternative 98 en… 1998) montée par le label-association La Plage. La piste se précise : Nouvelle Vague et La Plage seraient donc liés. Normal. Elémentaire, même : les vagues, la plage, le soleil, tout ça. Je remonte déjà à la source, quelque part dans l’arrière-pays niçois, à Vence.

 

Vocation : coup de pouce.

Pendant ce temps-là, mon réseau travaille et progresse. Un ami bibliothécaire dégote le vrai numéro 1, celui qui donnera sa forme au magazine actuel. Octobre 95, Drive Blind en couv’, huit pages, noir et blanc. Lu dans l’édito signé d’un certain Philippe Perret (note pour plus tard : se renseigner sur cet homme) : « Nouvelle Vague se fixe comme objectif d’être le média de tous les passionnés de musique et de tous ceux qui veulent contribuer à faire avancer les choses dans notre région. » Ambitieux. Quelques lignes plus tard : « je sens déjà l’haleine fétide des éternels râleurs en tout genre : Pour qui il se prend ! De toute façon, il va se planter ! » Humilité… Et l’envie d’offrir un autre regard aussi, volontaire et engagé. Le constat était évident : les jeunes formations musicales locales ne font du bruit que dans leurs garages. Nouvelle Vague les aidera à s’exprimer.

 

A la cool.

Le numéro 10 (nous sommes en été 1996) marque un premier tournant : l’apparition de la couleur (rouge, en l’occurrence) au sortir des presses. Plus soigné, plus lisible, Nouvelle Vague commence à ressembler à une vraie publication musicale. Progressivement, je reconstitue le parcours du magazine et ses transformations, mais n’ai pas encore mis la main sur ses instigateurs. Et soudain, coup de bol ! Au hasard d’une soirée arrosée, le patron d’un bar du Vieux Nice me dit que les conférences de rédaction se déroulent dans son établissement. Quelques jours plus tard, déguisé en dame pipi pour ne pas éveiller les soupçons, je rencontre enfin mes hommes. Il y a plus de pintes de bière sur la table que de gens autour de la table. Cohésion : 10/10. Ils ont tous l’air d’être potes. Vient le moment de se répartir les chroniques d’albums (et donc de se partager une cagette entière d’albums même pas encore sortis dans les bacs… j’en pleure d’émotion depuis mon poste d’observation). Surprenant, pas de pugilat : tout se joue à pile ou face. Etat d’esprit : 9/10.

 

L’été, c’est chaud.

Mais le visage du rédac’ chef Philippe Perret semble préoccupé. Il doit motiver ses troupes pour la préparation du Spécial Festivals, le numéro double juillet-août. Il doit aussi anticiper la rentrée et les comptes-rendus des événements de l’été, envoyer ses accrédités sur tous les fronts pour revenir les poches pleines de découvertes et de confirmations. Car la promotion de la création locale (et d’ailleurs, d’ailleurs !) passe aussi par la mise en avant des scènes émergentes comme des ralliements historiques. C’est également un lien direct avec les récepteurs de l’information, dans l’incitation et le partage de moments de plaisir. Les Vieilles Charrues, Le Bout du Monde, Les Eurocks, Les Nuits du Sud… Ils seront partout, ces têtes chercheuses indépendantes.

 

Utilité publique.

Aujourd’hui, à force d’occuper le premier plan dans l’information écrite musicale dans le sud-est, Nouvelle Vague (et ses 10 000 exemplaires par mois) s’est fait un nom, a imposé sa crédibilité, sans jamais se prendre la tête, et toujours pour assouvir les envies de ses lecteurs. Des lecteurs de plus en plus séduits par l’association entre gratuité et qualité des avis proposés par une vingtaine de pigistes « couleur locale » et une poignée de correspondants, qui œuvrent chaque mois à sa conception avec l’intime conviction d’en faire un média d’utilité publique.

 

Jérôme Ivanichtchenko